jeudi , 1 octobre 2020
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Payés à ne rien faire ? C’est possible grâce à une fac allemande


L’université des beaux-arts de Hambourg débloque trois “bourses d’oisiveté” de 1 600 euros chacune. Le but : s’engager à ne rien faire pendant un temps donné, afin de nourrir un projet d’exposition autour de la notion d’inactivité.

Victime de son succès ? L’annonce diffusée le mercredi 19 août en guise d’appel à candidatures pour trois “bourses d’oisiveté” à la Hochschule für bildende Künste Hamburg (HFBK, l’université des beaux-arts de Hambourg) n’était plus visible vendredi. D’après The Guardian, qui relaie l’information, les candidats ont pourtant jusqu’au 15 septembre pour soumettre leur dossier et “convaincre un jury que le domaine d‘inactivité active’ qu’ils auront choisi est particulièrement impressionnant ou pertinent”.

Car cette invitation à ne rien faire est on ne peut plus sérieuse. Elle s’inscrit dans le cadre d’un programme de recherches piloté par l’architecte et théoricien du design Friedrich von Borries. Ainsi que l’explique le quotidien britannique, “l’idée maîtresse du projet est née d’une discussion sur la contradiction apparente d’une société qui promeut le développement durable tout en prônant la réussite”.

“Ne rien faire n’est pas si facile”, souligne Friedrich von Borries. Il précise que les candidats sont libres de se fixer leur propre objectif de durée et de degré d’inactivité :

Nous voulons mettre l’accent sur l’inactivité active. Si vous dites que vous n’allez pas bouger pendant une semaine, c’est impressionnant. Si vous proposez de cesser de bouger et de penser, c’est peut-être encore mieux.”

Trois candidatures doivent être retenues, et les sommes allouées ne seront versées qu’à la mi-janvier 2021, après la remise d’un “rapport d’expérience” par chaque cobaye. Celui-ci viendra nourrir une exposition dont le titre devrait être “L’École de l’inconséquence. Vers une vie meilleure”.

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L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui abrite certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes. Orienté au

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