jeudi , 27 février 2020
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Pour alerter contre les féminicides, la banderole choc d’une ville du Finistère

SOCIÉTÉ – Les jours passent et les féminicides se suivent. Alors que le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint s’élève à 150 pour l’année 2019 selon le décompte du Collectif féminicides par conjoint ou ex, un chiffre en hausse par rapport à 2018 (121), les activistes continuent de se mobiliser, deux mois après la fin du Grenelle contre les violences conjugales, dont les résultats  tardent à se mettre en place.

Après l’apparition de nombreuses affiches, notamment dans les rues de la capitale, pour alerter et sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics, France Bleu Breizh rapporte, ce 21 janvier, une nouvelle forme d’action-choc pour tenter de faire prendre conscience de cette réalité.

“Pas le sentiment que les pouvoirs publics fassent grand-chose”

La scène se déroule à Châteaulin, dans le Finistère, où depuis dimanche 19 janvier la maison de la presse de cette commune de 5000 habitants affiche une immense banderole avec ce message: “Un homme va tuer ‘sa’ femme dans moins de 48 heures”. L’idée vient d’une collégienne de 14 ans, Leïla, qui explique à France Bleu sa démarche: “Je ne pouvais pas aller faire les manifestations à Paris ou participer aux collages d’affiches de certains collectifs, car c’est illégal, accrocher une banderole, c’est accessible à tous”, explique celle qui espère qu’on “en parle au collège”. 

Sur les conseils de sa mère, elle s’est adressée à Fred Vasseur, le patron de la maison de la presse qui ’“avait déjà installé trois banderoles auparavant avec des messages politiques”, rapporte la radio locale. ”Ça m’a donné envie tout de suite, car c’est une cause qui parle, et je n’ai pas le sentiment que les pouvoirs publics fassent grand-chose”, juge le commerçant au micro de France Bleu.

Une idée qui pourrait sûrement en faire naître d’autres, en attendant qu’un vaste programme de prévention soit enfin déployé dans les collèges et lycées de France.




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