vendredi , 11 décembre 2020
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Pour prendre soin de soi en plein Covid-19, les bienfaits de l’auto-câlinage

BIEN-ÊTRE – Les temps sont durs. Psychologiquement, on prend un sacré coup. La pandémie de Covid-19, l’incertitude générale face à l’avenir et le climat anxiogène qui règnent – plus la morosité ambiante de la saison qui n’a rien à voir avec l’actualité – nous filent le cafard. Un sentiment pas franchement agréable, disons-le, qui a pourtant l’air bien parti pour s’installer. Joie.

D’habitude, pour résoudre nos petites déprimes passagères, on retrouve nos proches. On les serre dans nos bras, on échange autour d’une boisson quelconque, on se remonte le moral à plusieurs. Le contact humain fait du bien, c’est certain – et c’est surtout prouvé. Sauf qu’aujourd’hui, difficile de se toucher. Le lien social se fait davantage par écrans interposés qu’en face à face. On a beau innover et s’adapter pour la bonne cause, continuer de livrer ce qu’on a sur le cœur via WhatsApp et autres conversations groupées affectueuses, on a besoin de plus. De caresses, de bisous, de câlins, précisément.

Mais comment faire quand on est isolé·e solo, ou que notre co-confiné·e ne semble pas enclin·e à satisfaire notre faim de peau? La réponse serait simple: se rappeler qu’on n’est jamais mieux servi·e que par soi-même, et succomber à une technique qui commence à fédérer, celle de l’auto-câlinage. Une pratique qui consiste, comme son nom l’indique, à se prendre dans ses propres bras pour s’apaiser, se réconforter, voire s’endormir. Intrigant, et apparemment salvateur. Explications.

Les bienfaits de l’auto-câlinage

L’auto-câlinage – ou “self-hugging” en anglais – se rapproche de la méditation en pleine conscience. Traduction: quand on se serre, on se concentre sur chacun de nos mouvements, sur nos mains qui embrassent – littéralement – notre dos, sur notre menton qui se love contre notre épaule, sur nos genoux qui se replient à notre poitrine si on préfère s’atteler à cette nouvelle discipline allongé·e. Le but: faire le vide, et se reconnecter à soi.

D’après la docteure Kristin Neff, autrice du livre Self-Compassion et experte en la matière, si l’on y met une intention d’amour, cet acte physique est susceptible d’activer le système nerveux parasympathique, aussi connu comme le mode “repos et digestion”, qui libère l’ocytocine et les opiacés naturels dans la circulation sanguine. Un moment où l’on se sent calme, choyé·e et en sécurité, assure-t-elle au magazine Greatist. Non pas grâce à son esprit, mais à son corps. Un rendez-vous privilégié avec soi-même, qui fait un bien fou à notre santé mentale.

Mais ce n’est pas tout: l’auto-câlinage permettrait aussi d’atténuer certaines douleurs. Grâce à l’ocytocine, une fois encore, qui, lorsqu’elle est relâchée suite à un toucher apaisant, pourrait soulager nos maux physiques. C’est en tout cas ce qu’une étude américaine publiée dans le très sérieux PubMed Central en 2015 avance.

Autres bienfaits non négligeables: la baisse des niveaux de cortisol, l’hormone responsable du stress, ce qui aide ainsi à améliorer notre humeur de chien, mais aussi à mieux dormir. “Se sentir en sécurité et détendu·e avant de se coucher est l’élément fondamental d’une bonne nuit de sommeil, et se serrer dans ses bras pendant au moins une minute est l’astuce pour y parvenir”, décrypte à Metro UK la Dre Nerina Ramlakhan, physiologiste et thérapeute du sommeil.

Concrètement, on fait comment ?

Plusieurs techniques sont bonnes à prendre. Nerina Ramlakhan évoque celle-ci, à appliquer sur un lit: “Il suffit de placer votre main droite sous votre aisselle gauche et de placer votre bras gauche sur votre bras droit, la main gauche reposant doucement, mais fermement sur votre épaule droite. Concentrez-vous sur une respiration profonde, détendez-vous et vous serez endormi dans la minute qui suit”.


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