samedi , 19 octobre 2019
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un « accord politique » trouvé entre le M5S et le Parti démocrate pour former un gouvernement


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Un « accord politique » a été trouvé avec le Parti démocrate pour former une nouvelle majorité de gouvernement sous la houlette du Premier ministre sortant Guiseppe Conte, a annoncé mercredi le chef du Mouvement 5 Étoiles, Luigi Di Maio.

Le chef du Mouvement 5 Étoiles (M5S) Luigi Di Maio a annoncé, mercredi 28 août, avoir « trouvé un accord » avec le Parti démocrate (PD, centre-gauche) pour former un nouveau gouvernement en Italie, qui remplacera l’alliance nationale-populiste du M5S avec la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini.

Un « accord politique a été trouvé avec le PD » pour former une nouvelle majorité de gouvernement sous la houlette du Premier ministre sortant Guiseppe Conte, a précisé Luigi Di Maio, à sa sortie d’une rencontre avec le président Sergio Mattarella.

Le nouveau gouvernement sera de nouveau dirigé par Giuseppe Conte, et ce « sera une garantie » pour le M5S, a ajouté Luigi Di Maio, en critiquant son ex-allié Matteo Salvini pour avoir début août « coupé le courant » de la coalition qu’ils formaient depuis 14 mois et laissé « 60 millions d’Italiens sans gouvernement ».

Une ébauche de programme commun

Les Cinq Étoiles étaient la dernière formation politique à être reçue mercredi, au terme de deux jours de consultations menés au pas de course par Sergio Mattarella. Premier parti au parlement depuis les législatives de 2018, il est central pour la formation d’une majorité.

Avant Luigi Di Maio, le chef du PD, Nicola Zingaretti, était apparu optimiste à sa sortie de l’entrevue de sa délégation à la présidence. Il avait jugé possible de former « un gouvernement de changement » qui donnera « la parole à la belle Italie, celle où l’espoir gagne sur la peur, la compréhension sur les rancoeurs et la concorde sur la haine ».

Nicola Zingaretti avait annoncé la mise au point par les deux formations d’une « première contribution politique à présenter au président », à savoir une ébauche de programme commun, au terme de plusieurs jours de tractations ponctuées de phrases assassines, suspensions de séance puis rabibochages.

Des sources parlementaires des Cinq Étoiles ont dit « partager le point de vue » de Nicola Zingaretti et confirmé que sur les principales thématiques, les deux camps « sont d’accord ». Le chef du PD avait aussi indiqué que son parti acceptait que « le M5S choisisse le futur Premier ministre », sans toutefois prononcer le nom de Giuseppe Conte.

Ce dernier, très populaire en Italie, a obtenu ces derniers jours le soutien, d’abord des Européens au G7 de Biarritz (France), puis lundi du président américain Donald Trump, qui l’a qualifié « d’homme très doué ».

Le M5S exerçait une forte pression pour le maintien de Giuseppe Conte, auquel le PD reprochait son silence pendant 14 mois face aux diktats anti-migrants de Matteo Salvini.

L’Italie est plongée dans une crise politique profonde, depuis le dynamitage le 8 août par le ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue, de la précédente coalition formée avec le M5S, puis la démission le 20 août du chef du gouvernement Giuseppe Conte.

Le programme commun doit être approuvé par le M5S, qui veut soumettre l’accord à sa plateforme Internet de « démocratie directe », très contestée pour son manque de transparence et de représentativité (100 000 inscrits seulement, pour plus de 10 millions d’électeurs aux législatives de 2018). Ce vote pourrait intervenir pendant le week-end.

Des portefeuilles ministériels très prisés

Un point d’interrogation concerne l’attribution des portefeuilles ministériels, sur laquelle le M5S entend peser compte tenu de sa majorité relative au parlement issu des législatives de 2018.

Autre point d’interrogation, le sort du vice-Premier ministre Luigi Di Maio, laminé médiatiquement par Matteo Salvini en 14 mois d’alliance, et très affaibli dans la crise actuelle.

L’ex-ministre de l’Intérieur s’est moqué d’un gouvernement qui sera « otage des chasseurs de portefeuilles ministériels ». Mais la formation de cette majorité est un cinglant revers pour l’ex-homme fort du pays.

Il a dénoncé un gouvernement « formé sur les indications de Paris, Berlin et Bruxelles ». « L’unique ciment qui unit le PD et les 5 Étoiles, c’est la haine pour la Ligue, le premier parti d’Italie », a-t-il affirmé, en référence à des sondages qui le donnaient à 36 ou 38 % des intentions de vote début août.

« J’ai le sentiment qu’il y a un objectif qui part de loin, qui ne vient pas d’Italie, de brader le pays et les entreprises à des pouvoirs qui ne sont pas italiens, ce qui serait un manque de respect pour les Italiens », a-t-il déclaré à la presse après avoir rencontré le président Mattarella.

Avec AFP


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