vendredi , 25 septembre 2020
Accueil » Actualité » Une université allemande offre une bourse de 1600 euros à trois personnes pour « ne rien faire »

Une université allemande offre une bourse de 1600 euros à trois personnes pour « ne rien faire »


L’université des beaux-arts de Hambourg a lancé un appel à candidatures pour trois « bourses d’oisiveté » qui feront partie d’une exposition artistique.

Une bourse singulière. En Allemagne, l’université des beaux-arts de Hambourg accorde trois bourses d’études « pour ne rien faire », rapporte Deutsche Welle. Les trois lauréats de l’appel à candidatures, dont les projets « d’oisiveté » auront retenu l’attention du jury, recevront 1600 euros chacun. Ils devront, en échange, avoir remis « un rapport d’expérience » qui s’intégrera à une exposition pilotée par l’architecte et théoricien du design Friedrich von Borries, à l’initiative du programme.

Plus concrètement, les candidats retenus ne seront pas payés pour se lever le matin et rester sur leur canapé toute la journée. La démarche est plus artistique assure Friedrich von Borries, qui veut délaisser les impératifs de performance et de succès. Derrière une annonce qui semble farfelue, l’idée avancée est d’étudier les effets d’un changement de comportement sur l’environnement, la société, la santé. « Ne rien faire n’est pas très facile », estime le professeur de design, qui explique que les « boursiers » devront dire, à l’avance, ce qu’ils arrêteront de faire et pour combien de temps.

« Que voulez-vous ne pas faire? »

Le questionnaire de l’appel à candidatures ne comporte en effet que quatre questions: « que voulez-vous ne pas faire? Pendant combien de temps voulez-vous ne pas le faire? Pourquoi est-il important de ne pas le faire? Pourquoi êtes-vous la bonne personne pour ne pas le faire? ». « Cela pourrait être un animateur de radio qui décide de garder le silence pendant cinq minutes à l’antenne, ou quelqu’un qui décide de ne produire aucun déchet plastique pendant un mois », détaille Friedrich von Borries.

Jérémy Bruno Journaliste BFMTV


Retrouvez cet article sur : BFM-TV