lundi , 21 octobre 2019
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Villeurbanne: Marine Le Pen utilise les agressions à Lyon pour dénoncer la « politique migratoire »

Ints Kalnins / Reuters

Marine Le Pen, ici lors d’une conférence en Estonie, a utilisé le drame de Villeurbanne pour s’en prendre une nouvelle fois à la politique migratoire du gouvernement. 

POLITIQUE – Quelques heures après l’agression meurtrière au couteau à Villeurbanne ce samedi 31 août, les autorités ont appelé à la plus grande prudence avant toute conclusion hâtive, au vu du peu d’éléments vérifiés dans ce drame. Mais l’extrême droite s’en est malgré tout saisi pour dénoncer la politique migratoire du gouvernement. 

Alors que le procureur de la République de Lyon ne s’est pas encore exprimé ce samedi en fin de soirée, l’une des rares informations révélées par une source policière concerne la nationalité de l’homme: un Afghan demandeur d’asile de 33 ans, inconnu des services de police et de renseignement. Une information qui doit cependant encore être officialisée. 

Mais il n’en fallait pas davantage pour que le Rassemblement National dénonce “la naïveté et le laxisme” de la politique migratoire qui “menacent gravement la sécurité des Français”, selon les mots de sa présidente Marine Le Pen. Jordan Bardella, qui a mené la liste RN aux européennes a lui évoqué “l’ensauvagement sauvage et sa cause majeure: la submersion migratoire.”  

L’eurodéputé Gilbert Collard a lui profité pour revenir sur la condamnation récente de membres de Génération Identitaire pour une opération anti-migrants dans les Alpes en 2018. Il a d’ailleurs repris l’un des hashtags utilisés par le groupe: #DefendEurope. 

Nicolas Dupont-Aignant, président de “Debout la France” a également évoqué le “laxisme” du gouvernement, affirmant que “la France ne peut plus continuer à accueillir aveuglément des assassins!”. 

Bien que plus mesuré, le candidat à la présidence LR Julien Aubert a lui estimé que le droit à demander l’asile était “dévoyé”. “Que la France demande à la justice afghane de régler elle-même le cas de son ressortissant!”, a-t-il écrit sur Twitter. 

Lors de son arrestation, l’assaillant aurait présenté trois identités différentes avant que la police confirme l’une d’entre elles. Il a été placé en garde à vue pour “assassinat et tentative d’assassinats”, a indiqué à l’AFP le parquet de Lyon.

 




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