mercredi , 24 avril 2019
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Alzheimer : l’hormone de satiété diminuerait le risque


Des chercheurs ont découvert que l’hormone de satiété pourrait, à des niveaux élevés, diminuer le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Leur étude a été conduite auprès de 287 personnes.


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Et si nous n’étions pas seulement définis par ce que nous mangeons, mais aussi par la façon et le moment où nous mangeons ?

Selon une nouvelle étude scientifique publiée dans la revue Neurobiology of Aging, des niveaux élevés de l’hormone de la satiété, que l’on sécrète après un repas, pourraient diminuer le risque de développer la maladie d’Alzheimer.

C’est en tout cas ce que suggèrent les scientifiques auteurs de cette étude, chercheurs à l’université d’Etat de l’Iowa (États-Unis). Curieux d’observer les potentiels effets de l’hormone de satiété CKK, la cholécystokinine, connue pour avoir des retentissements sur la mémoire, les chercheurs ont examiné les niveaux de CKK chez 287 personnes. Cette hormone se trouve à la fois dans l’intestin grêle, où elle permet l’absorption des graisses et des protéines, et dans le cerveau, où elle est présente dans l’hippocampe, région qui joue un rôle central dans la mémoire.

En recoupant les données, les scientifiques ont découvert que les personnes présentant des niveaux de CKK plus élevés que les autres voyaient le risque de déficience cognitive légère et de maladie d’Alzheimer diminuer de 65 %.

Bien qu’il faille d’autres expériences probantes pour confirmer ce lien de corrélation, les chercheurs espèrent que cette étude encouragera la communauté scientifique à se pencher sur l’aspect nutritionnel des régimes alimentaires, plutôt que de se cantonner au simple apport en calories.

En regardant l’aspect nutritionnel, nous pouvons dire si un certain régime peut prévenir la maladie d’Alzheimer ou empêcher la progression de la maladie”, a estimé Alexandra Plagman, principale auteure de l’étude.“ La régulation du moment auquel nous mangeons et de la quantité de ce que nous mangeons peut être liée à la qualité de notre mémoire”, a ajouté Auriel Willette, coauteur de ces travaux. “En bout de ligne : ce que nous mangeons et ce que notre corps en fait affectent notre cerveau”, a conclu le chercheur.

Source : Science Daily

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