jeudi , 20 juin 2019
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Après une polémique, le New York Times renonce aux caricatures politiques


Le New York Times a annoncé lundi qu’il ne publierait plus de dessins politiques dans son édition internationale, un peu plus d’un mois après une polémique liée à une caricature jugée antisémite.

Le quotidien a indiqué qu’il réfléchissait depuis un an à « aligner » l’édition internationale sur celle publiée aux Etats-Unis, qui ne comprend plus de dessins politiques depuis de nombreuses années. Il compte mettre ce projet à exécution à compter du 1er juillet prochain.

Une décision destinée à faire taire la polémique

La publication fin avril dans l’édition internationale d’un dessin représentant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump avait déclenché un tollé au sein de la communauté juive mais aussi au-delà.

Le chef du gouvernement israélien était dessiné sous la forme d’un chien guide, portant un collier avec une étoile de David, et tenu en laisse par le président américain, aveugle, avec une kippa sur la tête.

Le quotidien avait présenté des excuses mais était finalement allé plus loin, la polémique ne faiblissant pas.

Le directeur de la publication Arthur Ochs Sulzberger avait décidé de lancer une procédure disciplinaire contre le responsable d’édition qui avait choisi la caricature du dessinateur Antonio Moreira Antunes.

Il avait également décidé de ne plus utiliser de caricatures proposées par une société extérieure, d’où provenait la caricature controversée.

Cependant, le responsable de la rubrique éditoriale du New York Times James Bennet a indiqué sur Twitter que le quotidien souhaitait continuer à travailler à l’avenir avec ses dessinateurs vedettes,Patrick Chappatte et Heng Kim Song, sur d’autres formats.

Pour Plantu, le New York Times va « se ressaisir »

Plantu, célèbre dessinateur du quotidien français Le Monde et fondateur de l’association Cartooning for peace, qui lutte pour que le dessin de presse soit reconnu comme un droit fondamental par l’Unesco, a réagi mardi.

Il s’est dit persuadé que le quotidien new-yorkais allait revenir sur sa décision. 

Interrogé par l’AFP, il s’est dit convaincu que le journal allait « se ressaisir », estimant que supprimer les caricatures est « aussi crétin que si on demandait aux enfants le jour de la fêtes des mères de ne plus de dessins pour leurs mamans.




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