samedi , 23 mars 2019
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Au dîner du Crif, Emmanuel Macron égrène les noms de personnes tuées parce que juives


ANTISÉMITISME – Ils sont « des visages peuplant nos consciences », selon les mots du président. Emmanuel Macron a égrené ce mercredi 20 février au soir, à l’occasion d’un discours prononcé lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris, les noms des victimes tuées ces dernières années parce qu’elles étaient juives.

Le chef de l’État a déploré « une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale », dans ce discours qui devait servir de réponse aux récents actes antisémites survenus ces derniers jours et contre lesquels des milliers de personnes ont manifesté mardi soir.

« Depuis plusieurs années, et la situation s’est encore aggravée ces dernières semaines, notre pays -comme d’ailleurs l’ensemble de l’Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales- est confronté à une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde guerre mondiale », a déclaré Emmanuel Macron devant les représentants de la communauté juive. « À nouveau, depuis plusieurs années, l’antisémitisme tue en France. Si bien que les visages peuplant ce soir nos consciences ne sont pas seulement ceux que je viens d’évoquer, mais bien ceux des martyrs récemment assassinés parce qu’ils étaient juifs », a-t-il poursuivi, avant de donner les noms de victimes de l’antisémitisme qui ont marqué ces dernières années, comme vous pouvez le voir dans l’extrait ci-dessous.

Emmanuel Macron a fait plusieurs annonces au cours de ce discours, et notamment indiqué que la France allait adopter dans ses textes de référence une définition de l’antisémitisme élargie à l’antisionisme, sans pour autant modifier le Code pénal. Le président a martelé que « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme ».

Le chef de l’État a également annoncé un « audit » des établissements touchés par « la déscolarisation des enfants de confession juive » et demandé la dissolution de trois associations d’extrême droite, dont Bastion Social.


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