samedi , 20 juillet 2019
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Boris Johnson, grand favori pour Downing Street


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Au Royaume-Uni, les candidats à la succession de Theresa May doivent se faire connaître lundi. Le conservateur pro-Brexit Boris Johnson est la favori pour accéder à la fonction de Premier ministre.

Rien ne semble pouvoir arrêter l’ancien ministre pro Brexit Boris Johnson, présenté par les journaux et les politologues comme le grand favori parmi la dizaine de candidats à la succession de la Première ministre britannique Theresa May, qui s’enregistreront lundi.

Neuf hommes et deux femmes ont déjà manifesté leur intérêt pour diriger le Parti conservateur et remplacer Theresa May, qui a comme prévu démissionné vendredi de ses fonctions de cheffe du parti.

Le vainqueur accèdera du même coup à Downing Street, le poste revenant au chef de la formation qui réunit une majorité parlementaire suffisante pour gouverner. Il aura la délicate mission de mener à bien la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, ce que Theresa May n’a pas réussi, contrainte de repousser au 31 octobre la date du Brexit initialement prévue le 29 mars.

Favori des bookmakers, l’ancien maire de Londres Boris Johnson prédit au Royaume-Uni un avenir glorieux hors de l’UE, avec qui il est prêt à un bras de fer dans les négociations sur le Brexit. Ses principaux rivaux à la succession de Theresa May sont le ministre de l’Environnement Michael Gove et celui des Affaires étrangères, Jeremy Hunt.

Dans un entretien au Sunday Times, Boris Johnson a même menacé de ne pas payer la facture du Brexit – évaluée entre 40 et 45 milliards d’euros – si l’UE n’accepte pas de meilleures conditions pour son pays, ce qui risque de lui attirer les foudres des dirigeants de l’UE.

L’analyse de notre correspondant Hervé Amoric à Londres

Risque d’anéantissement des conservateurs du tory

En promettant d’être intransigeant avec l’UE et rassembleur dans son pays, Boris Johnson se présente comme le seul capable d’empêcher un anéantissement total des conservateurs du parti tory en s’attaquant à leurs deux adversaires, le parti du Brexit, grand gagnant des européennes, et le principal parti d’opposition, le Labour.

La survie du tory dépendra de la capacité, ou non, de son chef à mettre en œuvre le Brexit, trois ans après le référendum de juin 2016 où le camp du « Leave » l’avait emporté à 52 %.

Les 27 pays membre de l’UE ont répété qu’ils ne toucheraient pas à l’accord de sortie conclu en novembre entre Londres et Bruxelles et rejeté à trois reprises par les députés britanniques.

Les députés conservateurs élimineront les candidats lors d’une série de votes jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus que deux. Ce sera alors aux 160 000 membres du parti conservateur de désigner le vainqueur, qui devrait prendre les commandes de Downing Street d’ici à la fin juillet, Theresa May assurant la transition d’ici là.

Avec AFP


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