lundi , 22 avril 2019
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Bouteflika confirme qu’il restera président après l’expiration de son mandat



Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a confirmé dans un message lundi, qu’il prolongerait son 4e mandat au-delà de son terme constitutionnel, le 28 avril, jusqu’à un nouveau scrutin organisé à l’issue d’un processus de révision constitutionnelle.

« Que l’Algérie vive, dans un avenir proche, une transition harmonieuse et assiste à la remise de ses rênes à une nouvelle génération (…) tel est l’objectif suprême que je me suis engagé à concrétiser avant la fin de mon mandat présidentiel, à vos côtés et à votre service », souligne le chef de l’Etat dans ce message, publié par les médias d’Etat.

Son actuel mandat expire constitutionnellement le 28 avril et le président a annoncé le 11 mars qu’il entend remettre ses pouvoirs à un successeur élu lors du scrutin qui sera organisé à l’issue d’une Conférence nationale devant réformer l’Algérie et modifier la Constitution.

Une « conférence nationale dans un très proche avenir »

Dans un message à l’occasion de la fête de la Victoire (19 mars 1962) sur le colonisateur français, Abdelaziz Bouteflika assure lundi que cette « Conférence nationale » chargée de changer le « régime de gouvernance » de l’Algérie et « renouveler ses systèmes politique, économique et social » se tiendra « dans un très proche avenir ».

La révision constitutionnelle « globale et profonde » dont est chargée la Conférence nationale et qui sera soumise » à référendum, « préludera à un nouveau processus électoral qui verra l’élection d’un nouveau président », rappelle, comme il l’avait fait le 11 mars, Abdelaziz Bouteflika confirmant qu’il entend rester au pouvoir bien après le 28 avril.

Au pouvoir depuis 20 ans, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, est affaibli par les séquelles d’un AVC qui l’a empêché depuis 2013 de s’adresser de vive voix aux Algériens et ont rendu rares ses apparitions publiques.

La présidentielle repoussée

Cible depuis près d’un mois d’une contestation inédite depuis qu’il est au pouvoir, il a renoncé le 11 mars à briguer un 5e mandat et a repoussé la présidentielle prévue le 18 avril jusqu’à la fin de la Conférence nationale –dont la date n’est pas fixée.

Vendredi, des millions d’Algériens sont à nouveau descendus dans la rue pour exprimer leur refus de la prolongation de fait de son actuel mandat. Si un délai d’un an a été parfois évoqué pour une transmission du pouvoir, il apparaît intenable à de nombreux observateurs vu l’ampleur de la tâche: désignation des participants et organisation des travaux de la Conférence, élaboration d’une nouvelle Constitution, organisation d’un référendum, convocation et tenue d’une présidentielle…

Plus tôt, le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée algérienne avait appelé à la « responsabilité » de chacun pour trouver des « solutions dans les plus brefs délais » à la crise actuelle en Algérie.




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