mardi , 16 juillet 2019
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Brexit: la soirée cauchemardesque de Theresa May au Parlement

BREXIT – Les rebondissements n’en finissent pas au Royaume-Uni, où Theresa May, incapable de faire accepter l’accord sur le Brexit au Parlement, peine à se sortir de ce bourbier. Mais dans la nuit de lundi à mardi, l’impasse politique s’est encore amplifiée outre-Manche.

Et pour cause. Les députés britanniques ont voté un amendement leur permettant d’influer sur le processus de sortie de l’UE, infligeant un nouveau camouflet au gouvernement. En d’autres termes, il entendent proposer eux-mêmes des solutions pour sortir de la crise. Adopté à 329 voix contre 302, cet amendement leur permet d’organiser mercredi 27 mars une série de votes indicatifs sur la forme que doit prendre le Brexit: maintien dans le marché unique, nouveau référendum, voire annulation de la sortie de l’UE.

Ce vote intervient alors que Theresa May cherche des soutiens pour faire voter son accord de divorce négocié avec Bruxelles, déjà massivement rejeté par deux fois par les députés mais dont dépend une sortie ordonnée de l’Union européenne le 22 mai.

« Cet amendement renverse l’équilibre entre nos institutions démocratiques et crée un dangereux et imprévisible précédent pour le futur », a réagi dans un communiqué le ministère en charge du Brexit.

Et ce n’est pas tout. Dans la foulée, trois secrétaires d’Etat du gouvernement de Theresa May ont démissionné lundi soir en désaccord avec sa stratégie. Il s’agit de Richard Harrington (Industrie), Alister Burt (Affaires étrangères) et Steve Brine (Santé).

Fin février, Richard Harrington avait déjà menacé de démissionner en cas de « no deal », hypothèse qui devient de plus en plus envisageable à Londres. Dans sa lettre de démission, il accuse la locataire du 10 Downing Street « jouer à la roulette » et de faire passer l’intérêt du parti conservateur avant l’intérêt général.

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