lundi , 19 août 2019
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Cancers : une première cartographie de la maladie selon les régions

L’organisme Santé Publique France vient de publier une première cartographie concernant l’incidence et la mortalité de 24 cancers en France. Elle montre des disparités régionales parfois importantes.


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Quelles sont les spécificités régionales et départementales en termes de cancer ? Quels sont les principaux cancers par région ? Y a-t-il des régions plus impactées par certains cancers que d’autres ?

C’est pour répondre à toutes ces interrogations que l’organisme Santé Publique France, en collaboration avec d’autres instituts, a entrepris de mettre au point une cartographie de l’incidence et de la mortalité de 24 cancers en France, à l’échelle régionale.

En tout, cette enquête a permis de décrire les variations d’incidence et de mortalité par cancer dans les 13 régions de métropole et dans 3 régions Outre-Mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique) sur la période 2007-2016.

Si la plupart des régions montrent une incidence et une mortalité régionales par cancer comparables à celle de la France métropolitaine, les régions Bretagne, Normandie et les Hauts-de-France semblent les régions les plus impactées par le cancer, notamment du fait d’une importante consommation d’alcool et de tabac. Ce qui se traduit par une sur-incidence et une sur-mortalité des cancers de l’estomac, de l’oesophage, de la lèvre, de la bouche ou du poumon.

Le cancer de la thyroïde semble lui être plus présent en région Aquitaine, PACA et Auvergne-Rhône-Alpes tandis que le Grand Est comptabilise une plus grande incidence et mortalité par cancer de l’utérus. La région Centre-Val-de-Loire souffre pour sa part d’une sur-mortalité du cancer colorectal chez l’homme et du cancer du sein chez la femme. Inversement, pour presque tous les cancers, l’Île-de-France et l’Occitanie sont les régions qui apparaissent les moins touchées.

Réalisées “pour répondre aux besoins des Agences régionales de santé (ARS) en matière de données de surveillance épidémiologique des cancers”, “ces données seront très utiles pour les hôpitaux et cliniciens qui doivent adapter l’offre de soins aux besoins de santé”, a conclu Santé Publique France.

Source : communiqué

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