mercredi , 17 juillet 2019
Accueil » Actualité » Christophe Castaner en boîte de nuit: Olivier Faure se demande ce qu’il se serait passé en cas d’attentat

Christophe Castaner en boîte de nuit: Olivier Faure se demande ce qu’il se serait passé en cas d’attentat

POLITIQUE – C’était il y a semaine. Au soir de l’acte XVII des gilets jaunes, Christophe Castaner s’accordait un moment de détente dans un établissement parisien de nuit qui avait été privatisé. Écartant toute polémique car il s’agissait, selon lui, d’un moment privé, le premier ministre Édouard Philippe n’a pas fait taire les critiques.

Ce dimanche, c’est Olivier Faure, le premier secrétaire du PS qui a dénoncé cette soirée. « Quand on est ministre de l’Intérieur, on est 24 heures sur 24 au service de la République. Imaginez qu’à l’heure où il était en boîte de nuit, il y ait eu un attentat. Imaginez qu’on l’ait retrouvé à moitié saoul. Il y a quand même une dignité à assumer jour et nuit », a lancé le premier secrétaire du PS lors du Grand Rendez-vous Europe 1, CNews, Les Échos.

Et le leader socialiste de rappeler qu’on « était un samedi soir de manifestation avec des casseurs qui peuvent encore se balader dans les rues de Paris ». Appelle-t-il dès lors au départ de Christophe Castaner? « Je ne suis pas là pour faire les remaniements ministériels, temporise le député de Seine-et-Marne. Je dis simplement que, quand on est ministre de la République, ça impose des devoirs. On ne peut pas simplement considérer que le pouvoir est une jouissance perpétuelle. »

Dans le même esprit, Olivier Faure a jugé pour le moins étrange qu’Emmanuel Macron décide de passer quelques jours à la montagne alors que l’acte XVIII se profilait. « Qu’il aille au ski, grand bien lui fasse. Mais on se demande parfois s’ils ont encore le sens du réel. Voilà des semaines que les meneurs des gilets jaunes expliquent que ça va être l’acte le plus dur depuis le 17 novembre », a estimé le socialiste.

Le président de la République a finalement écourté son week-end et s’est rendu samedi dans la soirée à la cellule de crise du ministère de l’Intérieur en compagnie d’Édouard Philippe, Christophe Castaner et Laurent Nunez, le secrétaire d’État à l’Intérieur.


Première apparition

A lire aussi: