jeudi , 22 août 2019
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Comment la grossesse décale l’horloge biologique

Du fait des bouleversements hormonaux, la grossesse aurait tendance à avancer l’horloge biologique de la femme de quelques heures, si l’on en croit une nouvelle étude scientifique.


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Se réveiller plus tôt, être davantage active le matin, vouloir manger plus tôt… Tels pourraient être des symptômes méconnus de la grossesse, dus à un décalage de l’horloge biologique.

Une nouvelle étude américaine de l’université Washington de Saint Louis (États-Unis), suggère en effet que la grossesse modifierait provisoirement l’horloge biologique, et ce dès le 1er trimestre de grossesse et jusqu’à l’accouchement.

Publiée dans le Journal of Biological Rhythms, l’étude a été menée auprès de 39 femmes, invitées à porter un bracelet enregistrant en permanence leurs activités quotidiennes, et ce dès la période de conception, avant une pause de 2 semaines. Une fois enceintes, les participantes ont de nouveau porté les bracelets, jusqu’à l’accouchement. Parallèlement, une expérience similaire a été menée sur des souris, élevées et observées en laboratoire.

Les données ont alors révélé que, chez la souris comme chez la femme, la grossesse était marquée par un changement de rythme biologique quotidien, avec un décalage de quelques heures en avance, dès le premier trimestre de grossesse. Et ce changement de rythme biologique (au niveau du cycle veille/sommeil, mais aussi du métabolisme et des sécrétions hormonales) a persisté durant toute la grossesse, pour revenir progressivement à la normale juste avant l’accouchement.

C’est une première étape très importante pour comprendre ce qui se passe pendant la grossesse. A terme, cette étude pourrait éclairer notre capacité d’intervenir et de prévenir les naissances prématurées dans certaines populations”, a commenté Carmel A. Martin-Fairey, chercheuse en gynécologie-obstétrique et coauteure de l’étude.

Pour les chercheurs, cette étude laisse entendre qu’il serait possible, sciemment ou non, de modifier le risque de fausse couche ou d’accouchement prématuré, car il a déjà été montré que le travail de nuit ou les perturbations des cycles veille/sommeil augmentaient le risque. Outre l’alimentation et la consommation de tabac ou d’alcool, le fait de suivre ou non son rythme biologique pourrait donc changer la donne quant à la suite de la grossesse.

Source : ScienceDaily

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