mardi , 21 mai 2019
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Endométriose : le point sur les mesures annoncées

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, la ministre de la Santé Agnès Buzyn s’est emparée du problème de l’endométriose. Elle a énoncé toute une série de mesures pour améliorer diagnostic et prise en charge.


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L’endométriose est une maladie gynécologique chronique et invalidante qui touche au moins une femme sur dix. Pourtant, elle demeure souvent méconnue du grand public et même de certains médecins. Résultat : les femmes atteintes mettent en moyenne sept ans à recevoir le diagnostic. C’est autant d’années au cours desquelles la maladie a évolué, puisqu’elle progresse avec les règles.

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, et pour clôturer la semaine européenne de prévention et d’information consacrée à l’endométriose, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé un plan d’action construit autour de trois axes :

  • la détection précoce de l’endométriose ;
  • l’accompagnement des femmes et la simplification du parcours de soins ;
  • l’information et la communication sur cette maladie trop méconnue.

Pour améliorer le diagnostic et en réduire le délai, la ministre a mis en place, dans le cadre du calendrier des examens médicaux obligatoires pour les enfants, une recherche de signes d’endométriose à 11-13 ans et 15-16 ans pour les jeunes filles. L’endométriose et ses symptômes seront également évoqués lors des consultations dédiées à la santé sexuelle des jeunes filles entre 15 et 18 ans, quel que soit le professionnel de santé consulté. La formation initiale et continue de ces professionnels devra par ailleurs être revue pour inclure signes d’alerte, le diagnostic et la prise en charge de premier recours de l’endométriose.

Du côté du parcours de soins, souvent chaotique pour les femmes atteintes, qui peinent à trouver des médecins formés à cette maladie complexe, “chaque région doit identifier sa « filière endométriose » regroupant l’ensemble des professionnels (de ville comme hospitaliers ; médecins généralistes, gynécologues, chirurgiens, sages-femmes, psychologues etc.) et associations de patientes ayant l’expertise de cette pathologie”, précise le ministère. Un groupe de travail national sera rapidement mis en place pour définir le contour de ces filières, d’ici l’été.

Enfin, pour mieux informer sur cette maladie méconnue, tant par le grand public, les professionnels de santé que par les femmes elles-mêmes, le ministère de la Santé va continuer à soutenir les campagnes de sensibilisation menées par les associations, développer son site sante.fr pour faire connaître l’endométriose et sa prise en charge, et mobiliser le service sanitaire des étudiants en santé dans le cadre des interventions sur la santé sexuelle pour informer collégiens et lycéens sur cette maladie.

La ministre entend par ailleurs encourager à “faire de l’endométriose un champ de recherche à part entière”. Elle a demandé à l’Inserm de renforcer la communication scientifique autour de l’endométriose pour que chercheurs, médecins et grand public s’intéressent enfin à cette maladie si fréquente.

Source : communiqué de presse

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