vendredi , 22 mars 2019
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Endormissement: quand d’étranges sensations surviennent


Dans la première phase du sommeil, lorsque nous plongeons dans les bras de Morphée, des troubles du sommeil peuvent apparaître. Parmi ces parasomnies, certaines, comme la sensation de tomber, sont assez fréquentes et sont même considérées comme quasiment normales. D’autres peuvent au contraire provoquer un stress important nécessitant une prise en charge.

Chute et hallucinations

On a presque tous vécu cela: l’impression de tomber dans un trou, nous réveillant brusquement, le corps agité de secousses. Cette sensation est probablement due au relâchement musculaire qui se produit lors du passage de la veille au sommeil. Rien de grave toutefois: aucune pathologie n’a jamais été associée à cet effet que les médecins nomment la «myoclonie d’endormissement».

Du côté des hallucinations, certaines se manifestent à l’endormissement, d’autres au réveil. Elles se produisent lorsqu’on est éveillé, donc conscient, tout en étant encore – ou déjà – en train de rêver. On peut alors avoir la sensation d’une présence dans la chambre – une personne ou un animal qui nous regarde par ex. –, entendre des bruits qui n’existent pas, ou avoir l’impression que quelqu’un nous touche. Ces sensations peuvent parfois être associées à une paralysie transitoire. Habituellement, on ne traite pas ces hallucinations. Toutefois, si elles sont très fréquentes ou trop angoissantes, on peut avoir recours à des médicaments, notamment à certains antidépresseurs.

Balancements répétés

Juste avant de plonger dans le sommeil, de nombreux enfants bougent la tête, ou même tout leur corps, d’avant en arrière ou de droite à gauche. Ils se bercent en quelque sorte. Il semble en effet que ces mouvements répétitifs – qui peuvent durer pendant une heure – les apaisent et les aident à s’endormir. Cette «rythmie du sommeil» perdure chez environ 1% des adultes. Contrairement à ce que l’on pense parfois, ce comportement n’est pas nécessairement associé ni à l’autisme, ni à un trouble psychologique, ni à une carence affective. Il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter. Sauf lorsque l’enfant se cogne systématiquement la tête contre un mur et qu’il risque de se blesser. Dans ce cas, on tente de remplacer ce comportement par un autre moins risqué. On peut aussi avoir recours à une légère privation de sommeil: on le met au lit à la dernière minute pour qu’il apprenne à s’endormir dès qu’il est couché.

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Adapté de J’ai envie de comprendre… Le sommeil, de Elisabeth Gordon, en collaboration avec Raphaël Heinzer & José Haba-Rubio, Editions Planète Santé, 2016.


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