mardi , 23 avril 2019
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Étiquetage alimentaire : de la clarté est réclamée



Dans leur programme électoral de 2015, ces derniers avaient clairement affiché leur désir d’améliorer « l’étiquetage des aliments pour donner plus de renseignements, [notamment] sur les sucres ».

Ultérieurement, ce souhait avait été réitéré mot pour mot dans la lettre décrivant le mandat de la ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor.

Or, sur le terrain, cette volonté ayant été exprimée deux fois plutôt qu’une tarde à donner le résultat escompté par la Coalition.

L’organisation estime, en effet, qu’il serait grand temps de voir de nouveaux logos apparaître sur le devant des emballages des divers articles alimentaires se retrouvant dans les épiceries.

Sa directrice, Corinne Voyer, explique que ces symboles permettraient aux consommateurs de savoir en une fraction de seconde si les différents produits disponibles sont riches en sucre, en sel et/ou en gras.

À son avis, ces ajouts viendraient compléter les informations déjà comprises dans les tableaux nutritionnels se retrouvant sur les emballages.

« Les logos fourniraient des indicateurs rapides aux gens pour ne pas qu’ils passent deux heures au magasin », résume-t-elle.

Ils permettraient aussi de contrebalancer les éléments publicitaires qui sont souvent incorporés aux emballages.

« Parfois, les étiquettes peuvent être difficiles à interpréter pour certaines personnes. Par exemple, l’industrie [alimentaire] va y mettre en valeur le fait qu’un produit est riche en fer. Par contre, elle se gardera bien d’y mentionner qu’il renferme beaucoup de sucre aussi. Ça peut induire les consommateurs en erreur », observe Mme Voyer.

À son avis, des symboles indiquant les fortes teneurs en sucre, en sel et/ou en gras représenteraient en quelque sorte de petits signaux d’alarme pour eux.

« Si les gens faisaient l’épicerie et qu’ils se rendaient compte que leurs paniers se remplissaient de produits avec ces logos, ils pourraient se poser des questions », mentionne Corinne Voyer.

« Il est urgent de les aider à faire des choix plus sains en leur permettant d’identifier en un coup d’oeil les aliments dont la consommation doit être réduite », plaide-t-elle.

L’organisation de Mme Voyer perçoit donc l’introduction de ces symboles comme une grande priorité pour favoriser l’amélioration de la santé publique.

« La Coalition [québécoise sur la problématique du poids] veut voir apparaître ces logos avant le déclenchement officiel des prochaines élections fédérales », conclut-elle.


Première apparition

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