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Fin de vie : enquête contre une maison de retraite



L’Agence régionale de santé (ARS) et la justice s’interrogent sur une maison de retraite de Pontarlier dans le Doubs. Le motif ? Des décès en grand nombre chez les personnes âgées de l’Ehpad, et l’utilisation d’un médicament potentiellement utilisé pour aider à la fin de vie. Vendredi 8 février, l’ARS a remis les conclusions de son enquête comme le rapporte le journal La Croix.

L’enquête a commencé suite à la plainte d’une famille de résident décédé. Au début du mois de décembre, l’Agence régionale de santé a effectué une inspection de l’Ehpad. Deux observations laissent à penser que l’établissement ne respecterait pas la loi Leonetti-Claeys sur les conditions de fin de vie. D’une part, une surmortalité des patients de l’Ehpad comparé à la moyenne nationale, et d’autre part l’utilisation de certains médicaments très rarement (voire jamais) utilisés en maisons de retraite.

Un somnifère anxiolytique utilisé en soins palliatifs

Le médicament pointé est le midazolam. Il est aussi connu sous le nom d’Hypnovel. Il fait partie des benzodiazépines, des somnifères, psychotropes et anxiolytiques, souvent utilisés dans le cadre d’anesthésies. L’ARS enquête tout particulièrement sur 33 décès qu’elle juge suspects, souligne La Croix. Le fonctionnement du médicament permet à petite dose d’éviter l’anxiété, et à plus forte dose de faire dormir, jusqu’à provoquer le décès.

La Loi Leonetti-Claeys de février 2016 autorise les médecins à provoquer une "sédation longue et continue" auprès d’un patient atteint de maladie incurable et dont le pronostic vital est engagé à court terme. Mais la loi précise que cette sédation doit être administrée pour apaiser et soulager le patient, non pour l’aider à mourir plus rapidement. En général, le midazolam est utilisé dans les unités de soins palliatifs pour des personnes en fin de vie, rarement dans des maisons de retraite.

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