lundi , 6 juillet 2020
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Air France devrait supprimer 7 500 postes pour faire face à la crise


Air France prépare son « plan de restructuration » pour traverser la crise du Covid-19, et celui-ci passera par des réductions d’effectifs. Le groupe compte supprimer plus de 7 500 postes d’ici fin 2022, dont 6 560 (sur environ 41 000) au sein de la compagnie tricolore et plus de 1 000 au sein de la compagnie régionale Hop!, a appris mardi 30 juin l’AFP de sources syndicales. Au sein de la compagnie Air France, les suppressions de postes, exprimées en ETP (équivalents temps plein), passeront par des départs naturels non remplacés (environ 3 500) et par des départs volontaires pour l’essentiel, même si, de mêmes sources, des départs contraints ne sont pas exclus pour le personnel du réseau court-courrier.

Ces chiffres doivent être présentés officiellement aux organisations syndicales lors de comités sociaux et économiques (CSE) prévus vendredi. Il s’agirait donc d’un plan de départ moins important que ce qui avait circulé dans la presse au cours du mois de juin. L’agence Bloomberg parlait de la suppression de 8 300 postes, tandis que Les Echos avançait une fourchette de 8 000 à 10 000 emplois.

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20 syndicats opposés à la ‘destruction massive d’emplois’

Lundi soir, après une réunion commune, plusieurs syndicats d’Air France et de la filiale régionale Hop! se sont dits opposés « à la destruction massive d’emplois dans le groupe Air France ». « L’ensemble des signataires s’oppose au fait que les milliards d’euros d’aides au groupe Air France puissent déboucher sur une destruction massive d’emplois dans le groupe Air France, ainsi que sur une déstructuration des périmètres industriels respectifs », écrivaient les syndicats dans un communiqué, demandant à « être reçu(s) de manière collégiale dans les plus brefs délais » par le directeur général d’Air France-KLM, Benjamin Smith.

20 syndicats participent à cet appel, mais pas FO, premier syndicat du personnel chez Air France, ni le SNPL, le premier syndicat des pilotes de la compagnie.

La direction d’Air France doit présenter vendredi aux syndicats de la compagnie historique et de sa filiale régionale l’impact sur l’emploi de son « plan de reconstruction » face à la crise du Covid-19. L’État français, actionnaire d’Air France-KLM, a apporté un soutien financier de 7 milliards d’euros, dont 4 milliards de prêts bancaires garantis et 3 milliards de prêt direct, en demandant au groupe franco-néerlandais d’améliorer sa rentabilité et son impact environnemental.

En réponse, Benjamin Smith a annoncé fin mai la réduction du réseau français (déficitaire) de 40% d’ici à la fin 2021. Le 15 juin, Les Echos rapportait que la compagnie entendait notamment délaisser Orly au profit de sa filiale low-cost Transavia, et recentrer son réseau intérieur sur la desserte de son hub à Roissy, ainsi que sur Lyon St-Exupéry.

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