lundi , 20 janvier 2020
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Carlos Ghosn attaque Renault aux prud’hommes pour réclamer ses droits à la retraite

Carlos Ghosn attaque Renault aux prud'hommes pour réclamer ses droits à la retraite

Carlos Ghosn réclame 700 000 euros par an à Renualt, l’équivalent de ses droits à la retraite. The Asahi Shimbun via Getty Images

Le conflit entre Carlos Ghosn et Renault va durer. Après une conférence de presse à Beyrouth  dans laquelle il a dénoncé un complot à son encontre, ourdi par Nissan, l’ancien PDG de la marque au losange compte bien toucher sa faramineuse retraite chapeau, évaluée à 700 000 euros par an. Et pour ce faire, Carlos Ghosn a déjà saisi en référé les prud’hommes de Boulogne au mois de décembre 2019. Au Figaro, l’homme d’affaires de 65 ans, qui aurait fui le Japon le 29 décembre à bord d’un jet privé, explique qu’il se place sur le terrain du droit. Il réclame en sus son indemnité de départ en retraite, de 250 000 euros.

« Je réclame mes droits à la retraite ainsi qu’à tous les droits qui me sont acquis. J’ai d’abord voulu que cela se règle de façon amiable. Chacun connaît les conditions dans lesquelles j’ai dû quitter Renault : j’étais emprisonné! Mais, que je sache, il existe un droit en France, il existe une justice », explique-t-il. Au Parisien, le groupe Renault a fait savoir que Carlos Ghosn « réclame quelque chose à laquelle il n’a pas le droit ». Les deux camps s’opposent sur un document : la lettre envoyée par Carlos Ghosn depuis sa prison au Japon, il y a près d’un an, au conseil d’administration de Renault dans laquelle il indiquait sa « décision de mettre un terme à (ses) mandats » de président du conseil d’administration et de directeur général de Renault.

Un patron démissionnaire ne peut pas faire valoir ses droits pour toucher sa retraite chapeau. Mais pour Carlos Ghosn, il ne s’agit pas d’une démission. Il qualifie cette décision de « retrait » au micro d’Europe 1 afin de permettre à l’entreprise de trouver un successeur capable de maintenir la gouvernance de Renault. « Ceci a été traduit par une démission, ce qui n’était pas le cas. Je fais valoir mes droits à la retraite en France, ce qui a été accepté. Je ne parle pas de forfaiture, je parle de droits et (…) de récupérer des droits légitimes d’une personne qui a travaillé pour l’entreprise pendant plus de vingt ans. »

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