mardi , 22 septembre 2020
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La chute du PIB de la France serait moins importante que prévu en 2020


L’économie française devrait chuter moins lourdement que prévu en 2020. Elle se contracterait de 8,7% cette année pour revenir un peu plus vite que prévu à son niveau d’avant la crise, a indiqué lundi 14 septembre la Banque de France dans une prévision bien moins pessimiste qu’en juin. Alors qu’elle anticipait jusque-là un recul du produit intérieur brut (PIB) de 10,3% en 2020, « le choc du deuxième trimestre a été moins important qu’attendu » et « le rebond suggéré par les enquêtes de conjoncture sur les derniers mois est plus fort », précise la banque centrale française dans ses dernières projections macroéconomiques.

Cette prévision est dans la lignée de celle de l’Insee qui table sur une récession de 9% cette année, mais plus optimiste que celle du gouvernement qui anticipe un recul du PIB de 11%, même s’il a prévu de réviser prochainement ce chiffre. La Banque de France table ensuite sur un rebond du PIB de 7,4% en 2021, puis une croissance de 3% en 2022. L’économie retrouverait ainsi son niveau d’avant crise dès début 2022, soit un peu plus tôt que ce qu’elle anticipait jusqu’ici, c’est-à-dire mi-2022.

Impact moins fort que prévu sur l’emploi

En parallèle, elle a également revu à la baisse l’impact sur l’emploi de la crise engendrée par l’épidémie de Covid-19. Si le chômage va bien grimper cette année, avec « environ 800 000 » suppressions d’emplois, et un taux de chômage qui pourrait atteindre 11,1% en 2021, « plus de 700 000 emplois » seraient recréés en 2021 et 2022. Toutefois, elle précise que ce scénario reste sujet à d’importants aléas du fait des incertitudes sur l’évolution de l’épidémie, mais aussi de l’issue des négociations sur le Brexit.

En août et septembre, la perte d’activité devrait être ramenée autour de -5% par rapport à son niveau d’avant-crise, alors que l’économie française tournait seulement aux deux tiers durant le confinement. Selon la Banque de France, l’automobile, l’hébergement-restauration et le bâtiment se sont repris un peu mieux que ce qu’anticipaient les chefs d’entreprises en début d’été. De même, la consommation des ménages et l’investissement ont mieux résisté.

Elle prévoit donc une progression du PIB de 16% sur le troisième trimestre, après la chute de 13,8% au deuxième. A la fin de l’année, la perte d’activité serait toujours entre 3,5% et 4% par rapport au niveau d’avant-crise. « Nous rentrons dans la phase où l’activité va continuer de progresser mais plus du tout au même rythme que celui qu’on a connu au cours des derniers mois », a estimé Olivier Garnier, directeur général de la Banque de France, lors d’une conférence de presse.

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