mercredi , 27 mai 2020
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la production repart mais pas la consommation


C’est la question qui taraude les économistes et les analystes. Le déconfinement des économies va-t-il entraîner un rebond de la consommation et donc de la croissance? Les yeux se tournent donc vers la Chine qui a fait repartir la machine en premier.

Les premiers signaux ne sont pas très positifs. Si la production est bien repartie, les achats de détail restent en berne.

La production industrielle en Chine a en effet connu un rebond en avril à +3,9% selon des statistiques officielles publiées vendredi. C’est la première fois depuis le début de l’année qu’elle est en territoire positif, signe d’un retour progressif à la normale dans le premier pays touché par l’épidémie de Covid-19.

Améliorations progressives

« La reprise du travail, de la production et du marché ont connu des améliorations progressives » au mois d’avril, s’est félicité le BNS. Les experts interrogés par l’agence de presse financière Bloomberg tablaient sur une hausse bien moindre de la production en avril (+1,5%).

Le mois précédent, la production industrielle avait cédé 1,1% sous l’effet de la lutte contre le coronavirus, après un plus bas en janvier et en février cumulés (-13,5%).

Mais les ventes de détail en avril, indicateur phare de la consommation, ont poursuivi leur repli sur un an (-7,5%) mais à un rythme moins prononcé que le mois précédent (-15,8% en mars).

Dans une note publiée cette semaine, la banque d’affaires Nomura a relevé que les ventes de détail lors du congé de la Fête du travail début mai, le premier pour les Chinois depuis l’arrivée de la pandémie, étaient en recul de 6,7% par rapport à 2019.

70% des recettes dans l’hôtellerie-restauration

Et, en dépit d’une levée des restrictions et de la réouverture de nombreux lieux publics dont la Cité interdite à Pékin, les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration n’ont retrouvé qu’environ 70% de leurs recettes habituelles, selon Nomura.

Quant à l’investissement en capital fixe, sa croissance s’affichait sur les quatre premiers mois de l’année en recul de 10,3%, selon le Bureau national des statistiques.

Le taux de chômage, particulièrement surveillé par le pouvoir, s’est établi à 6% (contre 5,9% le mois précédent). Ce chiffre ne reflète que la situation en zone urbaine et exclut de facto les millions de travailleurs migrants, fragilisés par la pandémie.

Le taux de chômage avait atteint en février le record absolu de 6,2% de la population active urbaine.




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