mercredi , 29 janvier 2020
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L’enquête sur le Boeing 737 Max révèle qu’il pourrait exister de nouveaux défauts de conception

L'enquête sur le Boeing 737 Max révèle qu'il pourrait exister de nouveaux défauts de conception

Quatre Boeing 737 Max stationnés à Bruxelles le 18 décembre. Thierry Monasse/Getty Images

 

Boeing travaille toujours à la remise en service de ses avions 737 Max après deux crashs meurtriers en cinq mois qui ont fait 346 morts. Mais le processus prend plus de temps que prévu, et les enquêtes ont révélé de nouvelles inquiétudes. Le New York Times rapporte que l’audit interne de Boeing réalisé à la demande de l’agence gouvernementale d’aviation civile aux États-Unis — la Federal Aviation Administration — a révélé que deux faisceaux de câbles essentiels, qui aident à contrôler la queue du Boeing 737 Max, pourraient avoir été placés trop proches l’un de l’autre, rendant possible un court-circuit.

Boeing cherche encore à déterminer si un tel court-circuit pourrait effectivement avoir eu lieu. Un ingénieur confirmé de Boeing a déclaré au New York Times, sous couvert d’anonymat, qu’il n’était pas inhabituel de tomber sur ce genre de problèmes et de les réparer, et qu’une telle réparation du câblage serait relativement simple. L’audit interne vise à déterminer si Boeing a évalué avec exactitude les dangers des principaux systèmes des avions, compte tenu des nouvelles hypothèses sur le temps qu’ont mis les pilotes et les membres de l’équipage à réagir aux situations d’urgence.

Les deux crashs mortels ont en partie été attribués aux nouveaux logiciels installés sur les avions, qui ont déclenché des erreurs qui ont fait piquer les avions. La correction logicielle de Boeing n’a pas encore été approuvée, mais les organismes de réglementation pensent que les avions pourraient voler d’ici le printemps. American Airlines et Southwest Airlines ont prévu des vols commerciaux avec des Boeing 737 Max en avril.

Des employés travaillant sur la chaîne de montage du Boeing 737 Max 8 à Renton, Washington, en mars. Associated Press

Les enquêtes sur les deux crashs ont révélé que les pilotes n’ont pas réagi aussi rapidement ou efficacement aux problèmes que ce que Boeing et la Federal Aviation Administration avaient présumé. Selon les nouvelles hypothèses, si le câblage a provoqué un court-circuit qui a affecté le stabilisateur, l’avion a pu piquer du nez.

Si le câblage devait être réparé, dit Boeing, il faudrait une à deux heures par avion pour séparer les faisceaux à l’aide d’une pince. Mais cette réparation pourrait elle-même endommager l’avion, et Boeing espère donc si possible l’éviter.

De plus, les fabricants de moteurs ont découvert un potentiel défaut qui pourrait faire éclater un rotor, et Boeing a découvert un problème de fabrication qui a amené les ouvriers à enlever par inadvertance le revêtement de panneaux qui protègent le réservoir de carburant et les tuyaux contre la foudre.

 

Après le licenciement du DG de Boeing le mois dernier, le DG intérimaire et son remplaçant font face à un cours boursier de l’action qui a chuté de 21 % ainsi qu’à des dizaines de milliards de dollars de frais liés à l’immobilisation au sol des Boeing 737 Max.

Les responsables gouvernementaux estiment cependant que l’avion pourrait être autorisé à effectuer un vol d’essai de certification dès la fin du mois de janvier. Un tel vol, au cours duquel Boeing devrait démontrer que le Boeing 737 Max remplit toutes les exigences de sécurité, serait l’examen final de l’agence de régulation et l’une des dernières étapes avant la levée de l’interdiction de voler. 

 

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