mardi , 21 janvier 2020
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l’Europe dévisse en décembre, la France sauve les meubles


Les guerres commerciales ont encore fortement pesé sur l’activité manufacturière en Europe lors du dernier mois de l’année. L’indice sectoriel PMI est en baisse en décembre dans les grands pays de la zone euro et s’enfonce dans la zone rouge (sous les 50, signe de contraction) sauf en France qui confirme sa résistance.

En moyenne, l’indice de la zone euro se fixe à 46,3 contre 46,9 un mois plus tôt. C’est son onzième mois de baisse consécutive. L’indice mesurant la production tombe à 46,1 après 47,4 en novembre. « Les industriels de la zone euro évoquent une fin 2019 sombre avec une baisse de la production d’une ampleur jamais vue depuis 2012 », commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit.

La spirale baissière se poursuit en Allemagne avec un indice PMI à 43,7 (contre 44,1), le pays étant le plus exposé aux conflits commerciaux car très exportateur. Au Royaume-Uni, la contraction atteint un niveau jamais vu depuis 2012 avec un indice à 47,5 contre 48,9 en novembre. Le sous-indice de la production tombe à 45,6.

En Italie, cela fait maintenant 15 mois que l’indice recule pour se fixer en décembre à 46,2. L’Espagne connaît de son côté un septième mois à la baisse avec un PMI à 47,4.

Si l’indice recule également en France, il demeure au-dessus des 50, illustrant une activité en croissance. En décembre, l’indice était de 50,4 après 51,7 en novembre et 50,3 en première estimation. Markit observe « une hausse marginale de la production et une nouvelle contraction des nouvelles commandes ». « Cela a conduit les entreprises à interrompre leurs efforts de recrutement et à réduire leurs achats », ajoute Eliot Kerr, économiste du cabinet privé.

En 2019, l’indice manufacturier pour la France n’est tombé que deux fois sous la barre de 50: en mars et en juillet.

Pour l’année qui débute, l’optimisme n’est pas vraiment au rendez-vous malgré la perspective de la signature d’un accord commercial préliminaire entre la Chine et les Etats-Unis en janvier et l’entrée en vigueur du Brexit. « Si les entreprises se montrent un peu plus optimistes pour l’année à venir, le retour à la croissance est encore loin car les flux de nouvelles commandes continuent de baisser à un rythme qui figure parmi les plus soutenus des sept dernières années. », commente Markit.




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