vendredi , 11 décembre 2020
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Voici les nouveaux médicaments à éviter selon la 9e liste noire de la revue Prescrire


Plus d’une centaine de médicament sont pointés du doigt par la revue Prescrire. Dans sa nouvelle liste, publiée jeudi 26 novembre, la revue médicale pointe ces médicaments « plus dangereux qu’utiles », à éviter en raison des risques sanitaires « disproportionnés » qu’ils font courir aux patients. La liste 2021 porte sur 112 médicaments dont 93 commercialisés en France, explique Prescrire. Elle est à retrouver en intégralité sur le site de la revue.

Parmi ceux ajoutés cette année figurent deux médicaments qui exposent à des effets indésirables « disproportionnés « par rapport à leur faible efficacité ou à la bénignité des troubles traités. C’est le cas du fameux médicament contre la chute modérée de cheveux chez les hommes, le « finastéride 1 mg » (Propecia et génériques).

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L’Agence du médicament ANSM a déjà averti des risques de troubles psychiatriques (anxiété, dépression) et sexuels (dont des troubles de l’éjaculation et une diminution de la libido) devant conduire à l’arrêt de ce traitement anti-calvitie.

Le piracétam (Nootropyl et génériques), un « vasodilatateur » — autorisé dans diverses indications dont les vertiges, et comme traitement d’appoint pour de troubles mineurs chroniques (cognitifs ou neurosensoriels) liés au vieillissement — a également été épinglé.

Trois autres médicaments, ayant une certaine efficacité mais avec des effets indésirables disproportionnés ou pour lesquels il existe d’autres options moins dangereuses, figurent aussi dans cette liste noire.

Il s’agit de l’eskétamine (Spravato) en pulvérisation nasale « à l’efficacité très incertaine » contre des dépressions résistantes aux antidépresseurs; du pimécrolimus (Elidel non commercialisé en France) contre l’eczéma atopique, mais avec un risque accru de cancers cutanés et de lymphome. Le 3e est le romosozumab (Evenity, non commercialisé en France) pour l’ostéoporose sévère chez les femmes ménopausées.

Une bonne dizaine de médicaments de la famille des gliflozines, contre le diabète, figurent aussi parmi les médicaments à écarter. Maux de gorge, toux, rhume… d’autres produits déjà déconseillés les années précédentes figurent toujours en bonne place dans la liste.

Les médicaments visés dans cette liste sont des « causes de mortalité, d’hospitalisations ou d’effets nocifs graves ou très gênants, largement évitables », assure la revue. Ce ne sont toutefois « pas forcément de futurs ‘Mediator’, au centre de scandales et de procès (…). Surtout si tous les acteurs de santé réagissent à temps », souligne-t-elle.

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