lundi , 24 juin 2019
Accueil » Actualité » Google et Android coupent les ponts avec Huawei

Google et Android coupent les ponts avec Huawei

Charles Platiau / Reuters

Logo Google au salon VivaTech à Paris, en mai 2019

ÉTATS-UNIS – L’américain Google, dont le système mobile Android équipe une grande majorité des smartphones dans le monde, a indiqué ce dimanche 19 mai commencer à suspendre ses relations avec le chinois Huawei, qui fait partie des entreprises jugées ”à risque” par Washington.

En pleines tensions commerciales avec Pékin, Donald Trump a publié un décret interdisant aux groupes américains de commercer dans les télécommunications auprès de sociétés étrangères jugées dangereuses pour la sécurité nationale. Les partages de technologies sont particulièrement proscrits.

Cette mesure cible notamment Huawei, le géant chinois des télécommunications, bête noire de Washington. Le groupe figure nommément dans une liste d’entreprises suspectes auprès desquelles on ne peut commercer qu’après avoir obtenu un feu vert des autorités, établie par le ministère américain du Commerce.

Contacté par l’AFP, Google a simplement indiqué dans un communiqué: “Nous nous nous plions à ce décret et examinons ses implications”.

Des implications qui peuvent en l’espèce être importantes puisque comme tous les groupes technologiques, Google doit collaborer avec les fabricants de smartphones pour que ses systèmes soient compatibles avec les téléphones.

Ainsi Google va devoir stopper les activités qui supposent un transfert de technologies qui ne sont pas publiques (c’est-à-dire en “open source”), ce qui contraindrait le fabricant chinois à n’utiliser que la version “open source” d’Android, a expliqué à l’AFP une source proche du dossier.

Huawei ne pourra plus accéder aux applications et services propriétés de Google, comme Gmail par exemple. Sollicité par l’AFP, la firme chinoise n’a pas répondu.

Lors de la publication du décret, elle avait toutefois dénoncé semaine des “restrictions déraisonnables qui empiéteront sur les droits” du groupe chinois.

Implanté à Shenzen, dans le sud de la Chine, le géant des télécoms est depuis longtemps dans le collimateur des autorités américaines, soupçonnée d’espionnage au profit de Pékin qui aurait largement contribué à sa spectaculaire expansion internationale. Au premier trimestre 2019, Huawei a vendu 59,1 millions de smartphones, soit 19% de part de marché. 

Les deux premières économies mondiales s’affrontent par l’imposition mutuelle de droits de douane et la technologie est un axe majeur de leur bras de fer. 

 À voir également sur Le 4Suisse: 


Première apparition

A lire aussi: