lundi , 22 juillet 2019
Accueil » Actualité » Justice pour Ange: des artistes et la famille veulent la vérité après la mort d’un jeune homme

Justice pour Ange: des artistes et la famille veulent la vérité après la mort d’un jeune homme

JUSTICE – Un décès et des questions. Samedi 30 mars, l’émotion s’est emparée de nombreux internautes à l’annonce du décès d’Ange Dibenesha, un jeune homme d’une trentaine d’années. Arrêté à la suite d’un contrôle de police mercredi 27 mars, ce n’est que deux jours plus tard que sa famille a eu de ses nouvelles. 

Vendredi, l’hôpital de la Pitié Salpêtrière a effectivement appris à ses proches que le jeune homme était en état de mort cérébrale à la suite d’un arrêt cardiaque et que les médecins penchaient pour un arrêt des soins. Une décision qui a finalement été prise samedi en fin de journée. 

Reste que les circonstances de l’arrestation du jeune homme ainsi que les faits qui se sont déroulés entre son contrôle par les forces de l’ordre et la notification de son hospitalisation restent extrêmement floues, comme le détaille le média communautaire Negro News. Une situation sur laquelle Hélène Sy, la femme de l’acteur et militante active sur les réseaux sociaux pour l’égalité et la justice sociale, a tenu à informer.  

Comme elle, plusieurs artistes s’étaient mobilisés sur les réseaux sociaux pour donner de l’écho à l’affaire et tenter d’obtenir des explications sur les circonstances de la mort d’Ange Dibenesha. Mokobé, Youssoupha, mais aussi Jok’air et Kalash ont notamment relayé le mot-clé #JusticePourAnge sur Twitter. 

L’ancienne chroniqueuse des “Terriens du Dimanche”, Hapsatou Sy, a elle aussi réagi sur les réseaux sociaux, interpellant Emmanuel Macron. “Nous voulons savoir ce qui fait qu’un fils peut être rendu à ses parents en arrêt cardiaque 48h après avoir rencontré ceux censés nous protéger, la police. Personne n’accepterait le silence pour explication! Cette maman veut savoir. Et elle en a tous les droits”, écrit-elle sur Twitter. 

“Ne pas lui répondre serait inhumain et une honte pour notre pays”, termine-t-elle son adresse au président de la République. 

 

Vendredi, c’est la mère d’Ange Dibenesha qui avait demandé de l’aide pour tente d’obtenir des informations quant à l’état de son fils. Dans une vidéo publiée et relayée sur les réseaux sociaux, elle racontait: “J’ai mon fils à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, à Paris XIII. Mon fils a été emmené depuis mercredi, et ce n’est que le vendredi matin que nous avons été informés. Ni son épouse, ni la famille n’étaient au courant avant cela.” 

Pour elle, “la police ne dit pas la vérité, les pompiers ne disent pas la vérité.” Elle ajoutait qu’à ce moment-là, son fils était en arrêt cardiaque et que les médecins pensaient à le “débrancher”. “Nous voulons connaître ce qu’il s’est passé, ce qui s’est passé avec mon fils qu’ils ont gardé pendant deux jours sans nous informer.” 

À la suite de la publication de cette vidéo, de nombreux militants des quartiers populaires, médias communautaires noirs et associatifs influents s’étaient mobilisés pour Ange Dibenesha et des dizaines de personnes s’étaient rendues devant le service de cardiologie de l’hôpital parisien. 

Comme le rapportait le reporter proche de la France insoumise Taha Bouhafs, la sœur d’Adama Traoré, Assa, s’est également rendue sur place. Et alors que la rumeur d’une bavure policière circulait sur les réseaux sociaux, des appels au calme et à la patience ont été publiés. Reste désormais à savoir si la mobilisation permettra à la famille d’Ange Dibenesha d’obtenir des informations rapidement quant aux circonstances qui ont conduit le jeune homme à l’hôpital. 




Première apparition

A lire aussi: