dimanche , 16 juin 2019
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la capitale renommée en l’honneur de l’ex-président Nousoultan Nazarbaïev


Depuis l’annonce de mardi de la démission du président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, qui a annoncé quitter le pouvoir après 30 ans à la tête du pays d’Asie Centrale, les événements se sont enchaînés au Kazakhstan. 

Ce mercredi, son successeur par intérim, Kassym-Jomart Tokaïev, avait proposé de rebaptiser la capitale, Astana, du prénom de l’ancien président. Une proposition aussitôt adoptée, soulignaient les médias d’état en fin de matinée. 

« Astana est désormais officiellement renommé Noursoultan », a rapporté l’agence de presse d’Etat Kazinform.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la géographie kazakh est ainsi bouleversée. Au cœur des années 1990, ce même Noursoultan Nazarbaïev, qui était arrivé au pouvoir en 1989 alors que le pays appartenaient encore à l’URSS, a exigé que la capitale soit transférée d’Almaty à Astana, citée futuriste ultra-moderne érigée au milieu de la steppe située 1000 km plus au nord. 

« Père de la Nation »

Pour autant, Noursoultan Nazarbaïev ne quitte pas définitivement le pouvoir malgré sa démission. Une loi votée en mai 2018 accorde en effet un statut constitutionnel au Conseil de sécurité, dont les recommandations étaient jusque là uniquement consultatives, et autorise l’ancien président à diriger cette instance jusqu’à sa mort. 

Il restera également président du parti au pouvoir, Nour Otan. « Je reste avec vous. Les besoins du pays et du peuple sont mes préoccupations », a souligné Noursoultan Nazarbaïev lors de son allocution.

Déjà détenteur du titre de « Père de la Nation » qui lui garantit l’immunité judiciaire et un rôle influent en cas de départ de la présidence, il a exercé pendant près de 30 ans un contrôle total sur le Kazakhstan.

Réélu à quatre reprises à une majorité écrasante – près de 98 % des voix lors du dernier scrutin en 2015 – lors d’élections jamais reconnues comme libres et justes par les observateurs internationaux, il n’a jamais désigné clairement de successeur.




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