lundi , 19 août 2019
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L’aéroport londonien de Gatwick fermé pour cause de survol de drones


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L’aéroport international de Gatwick, deuxième plus important du Royaume-Uni, est complétement à l’arrêt. En cause : son survol par des drones. Des militaires ont été déployés et près de 110 000 passagers sont affectés à l’approche de Noël.

Le blocage continue à l’aéroport de Gatwick. Des militaires ont finalement été déployés jeudi 20 décembre dans cet aéroport international londonien, le deuxième plus important du Royaume-Uni derrière Heathrow, après son survol par des drones dans la soirée de mercredi. L’activité du HUB de transport restait totalement à l’arrêt dans la nuit de jeudi à vendredi alors que 110 000 passagers devaient y transiter à quelques jours de Noël.

« La piste de Gatwick reste inutilisable à cause de survols continus de drones et certaines compagnies aériennes ont annulé tous leurs vols », a annoncé l’aéroport de Gatwick, au sud de Londres, vers 21 h.

La police a précisé qu’un drone particulièrement grand avait été repéré une cinquantaine de fois depuis mercredi soir près de l’aéroport. « Nous pensons qu’il a pu être adapté et développé », a commenté l’inspecteur Jason Tingley, précisant que des policiers visionnaient les enregistrements des caméras de vidéosurveillance pour identifier la marque et le modèle du drone. La police envisage désormais d’abattre le drone, bien que les autorités aient écarté cette possibilité un peu plus tôt de peur de « balles perdues ».

Acte délibéré, mais pas de terrorisme

Gatwick Airport a été fermé mercredi à 21 h 03 GMT après que deux drones ont été vus en train de survoler le site. Il avait rouvert brièvement durant trois quarts d’heure dans la nuit avant de fermer à nouveau à 3 h 45 à la suite de nouveaux signalements d’un survol de drones près de l’aéroport, le dernier en date dans la matinée.

Selon la police du Sussex, comté au sud de Londres où se trouve l’aéroport, il s’agit d’un « acte délibéré visant à perturber l’aéroport [mais] il n’y a absolument aucune indication suggérant que cela soit lié au terrorisme ».

« Nous déploierons les forces armées. Nous sommes là pour aider et pour faire tout ce que nous pouvons », a déclaré à la presse le ministre de la Défense, Gavin Williamson. Il a ajouté avoir déployé du matériel spécialisé pour aider la police à repérer les coupables. « D’énormes efforts sont déployés », a déclaré le ministre des Transports, Chris Grayling, à la BBC. « Nous avons introduit une technologie de pointe à Gatwick » pour traquer les drones, a-t-il ajouté. Une chasse à l’homme mobilisant plus de 20 unités de police et des dizaines d’agents de police locaux a été lancée pour trouver la ou les personnes qui dirigent les drones.

Jusqu’à cinq ans de prison

Vers 17 h GMT jeudi, easyJet, premier usager de Gatwick, a annoncé avoir annulé tous les vols prévus jeudi faute d’informations sur la reprise du trafic. Le ministre des Transports a annoncé que des restrictions de vols de nuit seraient levées dans certains aéroports pour permettre à des voyageurs d’arriver au Royaume-Uni ou d’en partir.

La secrétaire d’État britannique chargée du secteur aérien, Elizabeth Sugg, a souligné que ces survols étaient illégaux et passibles de cinq ans de prison, sur la chaîne SkyNews. Selon la loi britannique, les drones ne peuvent pas être utilisés à moins d’un kilomètre d’un aéroport et ils ne doivent pas dépasser l’altitude de 400 pieds (122 mètres).

La porte-parole de la Première ministre, Theresa May, a parlé d’actes « irresponsables et totalement inacceptables ».

Avec AFP et Reuters


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