dimanche , 25 août 2019
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Laurent Lassimouillas et Patrick Picque: « Nous aurions certainement » dû « éviter » la zone

 BURKINA  FASO – L’un des ex-otages français enlevés au Bénin, et dont la libération a coûté la vie à deux soldats des forces spéciales françaises, a estimé ce samedi 11 mai qu’ils auraient “certainement” dû ”éviter” de se rendre dans la région comme le recommande l’Etat.

“Certainement aurions-nous dû prendre davantage en compte les recommandations de l’Etat et la complexité de l’Afrique, et éviter de nous rendre dans cette magnifique région du monde qui malheureusement bascule dans l’instabilité”, a affirmé Laurent Lassimouillas peu après son arrivée à la base aérienne de Villacoublay (Yvelines).

Sauver ces Français, “un devoir d’État”

Venu accueillir les otages, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait précédemment affirmé que “les conseils aux voyageurs que le ministère des Affaires étrangères diffuse régulièrement doivent être respectés intégralement”.

Sur son site, le ministère déconseille formellement de se déplacer dans l’extrême-nord du Bénin, frontalier du Burkina et du Niger, “compte tenu de la présence de groupes armés terroristes et du risque d’enlèvement”.

“Dans cette affaire, il y a d’abord un devoir d’Etat. Le devoir de l’Etat c’est d’assurer la sécurité des Français, où qu’ils se trouvent, y compris dans des conditions extrêmes à l’étranger”, a déclaré Jean-Yves Le Drian, coupant ainsi court à toute polémique.

“C’est une opération difficile que le président a souhaité suivre jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à l’arrivée des otages en France”, a-t-il justifié, observant que “dans le passé, à chaque prise d’otage, quelles que soient les circonstances, quelles que soient les personnes, les présidents de la République ont toujours été présents pour l’arrivée de nos compatriotes sur le territoire national”.

Deux soldats tués dans l’opération

La libération des deux touristes français, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, enlevés le 1er mai dans le nord du Bénin puis emmenés au Burkina Faso voisin, alors qu’ils étaient sur le point d’être transférés au Mali, s’est soldée par la mort de deux soldats des forces spéciales françaises dans

la nuit de jeudi à vendredi dans le nord du Burkina.

Laurent Lassimouillas a adressé ses “condoléances” aux familles et aux proches des soldats, estimant que “leur sacrifice donne un sens à nos vies et à celle de tous les Français qui défendent les valeurs essentielles de la République”.


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