dimanche , 19 mai 2019
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Le cannabis, un trip vers la dépression – Santé

Les universités d’Oxford en Angleterre et de McGill au Canada ont conduit une étude de grande envergure sur les effets du cannabis chez les adolescents. Ils sont parvenus à la conclusion que les jeunes qui consommaient cette drogue étaient plus vulnérables aux dépressions et aux tendances suicidaires.

Publiée ce mercredi dans Jama Psychiatry, l’étude a relevé les habitudes régulières de 23 000 individus en matière de drogues ainsi que leur santé mentale. Ils ont été suivis depuis leur première consommation de cannabis jusqu’à l’âge de 34 ans. Les scientifiques n’ont remarqué aucun lien entre la consommation de cannabis et l’anxiété mais ils ont remarqué que le risque de dépression avait augmenté de 37% chez certains individus. Néanmoins, le Dr Cipriani, co-auteur de la recherche à l’université d’Oxford, précise que d’autres facteurs jouent un rôle plus important dans le phénomène, notamment le contexte familial, et autres évènements stressants. Mais les scientifiques nous informent que la consommation de drogues chez les jeunes ne diminuera pas mais qu’il est nécessaire les conscientiser face aux risques encourus.

Une concentration plus élevée

Le Dr Gabriella Gobbi, auteur principale de la recherche au Canada, a pu notamment ressentir le manque cruel d’informations chez les jeunes lors de sa collaboration avec diverses écoles. « Certains adolescents que le cannabis n’est pas dangereux car c’est une plante » a expliqué le Dr Gobbi à l’Independant . « Dans les années 80 et 90, la concentration de THC dans le cannabis était de 6%. Désormais, nous pouvons retrouver entre 10 et 15% de cannabis dans les joints. » En quelques décennies, le taux de THC a augmenté de presque 20 à 30%.

Selon les individus et la concentration en THC, les effets de la substance sont variables. Les consommateurs recherchent généralement une certaine euphorie, un sentiment d’apaisement, de tranquillité ou s’en servent même pour mieux dormir. Mais à forte dose, les individus peuvent également ressentir des nausées, avoir des difficultés à se concentrer, des angoisses et des épisodes de psychose.

Grâce à son étude, le Dr Gabriella Gobbi espère sensibiliser les organismes de santé et les pousser à agir face à cette problématique.


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