mardi , 16 juillet 2019
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le chef du gouvernement prêt à démissionner si les polémiques entre Salvini et Di Maio ne cessent pas


Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, s’est dit prêt lundi à démissionner si la Ligue (parti d’extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) ne mettaient pas fin à leurs incessantes polémiques.

« Je demande à chacune des deux forces politiques de faire un choix et de me dire si elles ont l’intention de suivre encore le contrat de gouvernement », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Faute de quoi, « je remettrai simplement mon mandat », a-t-il ajouté. « Je demande une réponse claire, sans équivoque, et aussi rapide, si vous me le permettez », a-t-il insisté, tout en refusant de fixer un délai.

La Ligue en tête des européennes

Le gouvernement d’union Ligue/M5S, déjà handicapé depuis un an par la nette différence entre les deux alliés, tangue depuis les élections européennes du 26 mai, qui ont renversé le rapport de force.

Le M5S de Luigi Di Maio, qui avait obtenu 32,5% des voix aux législatives de mars 2018, a sombré à 17%, tandis que la Ligue de Matteo Salvini, passée de 17 à 34%, entend désormais dicter l’agenda, en particulier face aux menaces de sanctions européennes devant la détérioration des comptes publics. Mais Giuseppe Conte a réclamé « une collaboration loyale » de tous ses ministres, sans exception.

Il déplore « des signaux ambigus dans les journaux » et « les bons mots sur les réseaux sociaux »

« Une collaboration loyale signifie que s’il y a des questions politiques à soulever, on ne lance pas des signaux ambigus dans les journaux mais on en parle surtout avec le chef du gouvernement », a-t-il expliqué.

« Si nous continuons les polémiques par voie de presse et les bons mots sur les réseaux sociaux, nous ne pouvons pas continuer à travailler », a-t-il insisté.

« Nous sommes appelés à dessiner l’avenir du pays, ce qui est autre chose que de faire plaisir aux foules sur les places publiques ou de récolter des ‘likes' » sur les réseaux sociaux, a-t-il lancé, dans une attaque semblant viser surtout Matteo Salvini et sa perpétuelle campagne électorale, menée tambour battant sur Twitter, Instagram ou Facebook.




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