vendredi , 23 août 2019
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Le cinéaste Jean-Claude Brisseau avait été épinglé par #MeToo

BRISSEAU – Le cinéaste français Jean-Claude Brisseau est décédé ce samedi 11 mai à Paris à l’âge de 74 ans, a appris l’AFP par son entourage. Auteur d’une douzaine de films dont “Noce Blanche”, “La Fille de nulle part” , “De Bruit et de Fureur” ou encore, “Que le diable nous emporte”, il fut le premier à faire tourner la toute jeune Vanessa Paradis en 1989.

Si le réalisateur a connu son année de gloire grâce à “Noce Blanche” qui fut son plus grand succès (plus d′1,8 million d’entrées), ces quinze dernières années ont été ternies par des affaires de harcèlement sexuel.

Il a en effet été condamné en 2005 pour le harcèlement sexuel de deux jeunes actrices et pour agression sexuelle. De plus, il a été rattrapé par le mouvement #metoo, fin 2017, la Cinémathèque annulant la rétrospective qu’elle devait lui consacrer.

En novembre 2017, la Cinémathèque française avait annoncé le report sine die, “dans un souci d’apaisement”, de la rétrospective consacrée au réalisateur.  “Costa-Gavras, président de La Cinémathèque française, a décidé de repousser la rétrospective consacrée à Jean-Claude Brisseau, initialement prévue en janvier 2018. Il espère qu’elle pourra se tenir très prochainement, dans un climat plus serein et plus propice à la bonne réception de cette oeuvre importante du cinéma français”, indiquait alors le communiqué de l’institution culturelle.

La Cinémathèque accusée de contribuer à “la culture du viol”

La Cinémathèque française était dans le collimateur d’organisations féministes en 2017 pour avoir organisé une rétrospective consacrée au cinéaste franco-polonais Roman Polanski, accusé par plusieurs femmes d’agressions sexuelles, puis une autre consacrée à Jean-Claude Brisseau.

 

Une manifestation de féministes, dont des Femen, s’était tenue fin octobre, le soir de l’ouverture de cette rétrospective, qui se faisait en présence du réalisateur de “Rosemary’s baby” et du “Pianiste”. “Minimiser ou relativiser les viols ou les agressions sexuelles selon le talent ou la notoriété de la personne mise en cause” contribue à “la culture du viol”, a ensuite estimé la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa.

Elle s’était dite “choquée” par la programmation d’une rétrospective consacrée au réalisateur de “Noces blanches” (le premier film de Vanessa Paradis en 1989). 

 La rétrospective n’a finalement jamais eu lieue. 


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