lundi , 22 avril 2019
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Le comité d’experts veut qu’on puisse se soigner au cannabis (mais pas en fumant)

Le comité d

CANNABIS – Le comité d’experts mis en place par l’Agence française de sécurité du médicament (ANSM) juge « pertinent d’autoriser l’usage du cannabis à visée thérapeutique » pour certains patients et dans des cas précis, dans un avis publié ce jeudi 13 décembre par l’ANSM.

Les indications listées par les experts comprennent « les douleurs réfractaires aux thérapies accessibles », « certaines formes d’épilepsies », « des soins de support en oncologie » (cancers), des « situations palliatives » et les contractions musculaires affectant les malades de sclérose en plaques.

Le Comité « souhaite qu’un suivi des patients traités soit mis en place sous forme d’un registre national pour assurer une évaluation de son bénéfice/risque, qu’une évaluation des effets indésirables soit régulièrement faite par les réseaux de pharmacovigilance et d’addictovigilance, et que la recherche soit favorisée ».

Le fumer est exclu, risque cancérigène oblige

Il se prononce clairement pour « une évolution de la législation » mais exclut dans le même temps « la voie d’administration fumée », c’est-à-dire notamment le joint, compte tenu des risques pour la santé (particulièrement le risque cancérigène).

L’avis de ce comité constitue une première étape en vue de la légalisation du cannabis thérapeutique mais le chemin est encore long avant la mise sur le marché de substances médicales, précise l’ANSM.

Dans une deuxième phase, ce comité d’experts nommé en septembre pour un an va détailler les modalités de mise en oeuvre (loi ou décret), les voies d’administration possibles (sprays, gélules, gouttes, suppositoires …), les voies d’obtention des produits (prescription, pharmacies…) et un éventuel remboursement par la Sécurité sociale.

de nombreux pays autorisent le cannabis thérapeutique

En France, un seul médicament, le Sativex, a obtenu son autorisation de mise sur le marché (AMM) en 2014 pour les raideurs et contractions musculaires (« spasticité ») de la sclérose en plaques, mais il n’est pas commercialisé faute d’accord sur le prix entre le laboratoire et les autorités de santé.

D’autres médicaments comme le Marinol sont accessibles uniquement avec une autorisation temporaire nominative, ce qui en restreint considérablement l’usage.

Une trentaine de pays dans le monde dont de nombreux états américains et le Canada autorisent le cannabis thérapeutique, dont 21 de l’Union européenne ainsi que la Suisse, la Norvège, Israël et la Turquie.





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