vendredi , 23 août 2019
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Le parquet suédois relance l’enquête pour viol contre Julian Assange


Première publication :

L’enquête pour viol contre le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a été rouverte par le parquet suédois, lundi. L’Australien est actuellement incarcéré au Royaume-Uni.

En Suède, le parquet a annoncé, lundi 13 mai, la réouverture de l’enquête dans l’affaire de viol présumé contre l’Australien Julian Assange. La justice suédoise espère le voir comparaître devant un tribunal avant la prescription du crime, échéant en 2020.

« J’ai décidé aujourd’hui de rouvrir l’enquête », a annoncé Eva-Marie Persson, procureure adjointe, lors d’une conférence de presse. « Julian Assange étant incarcéré en Grande-Bretagne, les conditions sont réunies pour demander sa remise [à la Suède] en vertu d’un mandat d’arrêt européen ».  Ceci « n’était pas le cas avant le 11 avril », date de son arrestation par la police britannique à l’ambassade d’Équateur où il était réfugié depuis 2012, a-t-elle ajouté.

La réouverture de cette enquête « va lui offrir la chance de se disculper », a réagi le rédacteur en chef de WikiLeaks Kristinn Hranfsson dans un communiqué.

Un feuilleton judiciaire d’une décennie

L’annonce du parquet de Stockholm relance un feuilleton judiciaire qui dure depuis près d’une décennie. Julian Assange et ses soutiens n’auront eu de cesse de dénoncer une manœuvre destinée à faire extrader le fondateur de WikiLeaks vers les États-Unis pour y répondre des fuites de documents secrets américains par son site.

C’est officiellement pour éviter cette extradition que Julian Assange s’était réfugié en 2012 à l’ambassade d’Équateur à Londres. En son absence, et faute de pouvoir faire avancer l’enquête, la justice suédoise avait abandonné les poursuites en mai 2017.

Cette décision « n’était pas fondée sur un manque de preuves, mais sur les circonstances qui entravaient l’enquête », a souligné la procureure suédoise adjointe.

La nuit du 16 au 17 août 2010

L’arrestation spectaculaire de l’Australien le 11 avril à Londres avait ravivé l’espoir de la plaignante et de son avocate de le voir remis à la Suède en vue d’un procès avant la prescription en août 2020.

Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, la plaignante avait rencontré Julian Assange lors d’une conférence de WikiLeaks à Stockholm. Elle accuse l’Australien d’avoir engagé un rapport sexuel dans la nuit du 16 au 17 août 2010, pendant qu’elle dormait et sans préservatif, alors qu’elle lui avait à plusieurs reprises refusé tout rapport non protégé.

Julian Assange a toujours soutenu qu’elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif.

Avec AFP


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