mardi , 21 mai 2019
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le tireur identifié comme un Australien, « terroriste extrémiste de droite »


Une vague d’effroi submerge la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Deux mosquées ont été prises pour cible ce vendredi, vers 14 heures (2 heures du matin en France), alors que plusieurs centaines de fidèles étaient réunis pour prier. Selon un bilan provisoire évoqué par le commissaire de police Mike Bush, 49 personnes ont été tuées pendant cette fusillade et 40 ont été évacuées pour être soignées, 20 étant touchées grièvement.

Rapidement, la police a interpellé quatre suspects: trois hommes et une femme.

« L’une de ces personnes n’a peut-être rien à voir avec l’incident. Les deux autres possédaient des armes et nous tentons actuellement de comprendre leur rôle dans l’attaque », a développé Mike Bush. 

Le commissaire a ajouté que les quatre suspects n’étaient pas inscrits sur une liste de personnes susceptibles de commettre un attentat. « Nous n’avions aucun renseignement sur eux, idem pour les renseignements australiens. Notre enquête va passer au crible leur passé judiciaire afin de voir si des failles résident dans l’organisation des forces de l’ordre », a-t-il assuré. 

« Extrémiste de droite australien »

Si des zones d’ombres subsistent autour du déroulement des attaques, de l’implication des suspects et du nombre de tireurs, un homme semble toutefois avoir été identifié comme l’un des principaux assaillants. Cet Australien est d’ores et déjà inculpé de meurtre et doit être déféré devant le tribunal de Christchurch samedi matin, a précisé Mike Bush. Le Premier ministre australien, Scott Morrison, l’a qualifié d’ »extrémiste de droite australien ».

« Un des individus en garde à vue est un homme né en Australie. Nous sommes debout et nous condamnons cet acte commis par terroriste extrémiste de droite et violent », détaille-t-il.

L’homme est âgé de 28 ans et identifié sous le nom de Brenton Tarrant, détaille notre correspondant à Melbourne, Christophe Mallet. Les investigations ne permettent pas encore de savoir s’il était le seul tireur ou non. Mais une chose est sûre: c’est lui qui a filmé et diffusé en direct son crime sur les réseaux sociaux. La vidéo de 17 minutes témoigne du calme et de la détermination du tireur. Celui-ci effectue plusieurs aller-retours entre la mosquée et son véhicule pour prendre de nouvelles armes lorsqu’il est à cours de munitions. En quittant les lieux, les images montrent qu’il continue à viser des individus sur son passage.

Ce vendredi, la Première ministre néo-zélandaise a indiqué qu’il avait un permis de port d’armes. 

« Attentat contre l’immigration »

Avant de passer à l’acte, le suspect a publié sur Facebook un manifeste dans lequel il explique les raisons qui l’ont conduit à commettre ce massacre.

« L’une d’entre elles cible l’immigration qu’il juge trop importante », analyse notre éditorialiste politique internationale, Ulysse Gosset. « Il s’est par ailleurs rendu en France où il a trouvé qu’il y avait ‘beaucoup de non-blanc (sic)' », précise notre éditorialiste, « laissant penser qu’il s’agit d’un attentat contre l’immigration ».

Ce recueil fait référence aux thèses du « grand remplacement » circulant dans les milieux d’extrême droite et qui théorise la disparition des « peuples européens ». Par ailleurs, la bannière du compte Twitter du tireur (qui a depuis été fermé) affichait une photo de l’attentat de Nice montrant une fillette fauchée par Mohamed Lahouaiej Bouhlel.

Les circonstances dans lesquelles se sont déroulées les attaques des deux mosquées, quasiment simultanées, restent à encore déterminer. Après le drame, la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, a décrit l’une des « journées les plus sombres » jamais vécues par cette nation du Pacifique Sud réputée paisible. Elle dénonce des violences « sans précédent ».




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