mardi , 21 mai 2019
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Les chances de survie après un arrêt cardiaque particulièrement faibles en Belgique – Santé

Les chances de survie après un arrêt cardiaque sont jusqu’à quatre fois moins élevées en Belgique que dans des pays voisins tels que l’Allemagne et les Pays-Bas ainsi que dans les pays scandinaves, a indiqué mercredi la Belgian Heart Rythm Association (BeHRA), à l’occasion de la 10e Semaine du rythme cardiaque, qui se déroulera du 17 au 21 juin 2019.

Chaque jour en Belgique, environ 30 Belges sont victimes d’un arrêt cardiaque parmi lesquels seuls deux survivront. Selon la BeHRA, qui regroupe une centaine de cardiologues belges, cela est dû au fait que la population belge n’est pas assez formée aux gestes qui sauvent. Là où certains pays européens ont un taux de survie s’élevant à 20 voire 40%, la Belgique atteint péniblement les 8%.

« Les personnes qui ne savent pas comment réagir s’abstiennent de le faire. C’est pourquoi il n’y a une intervention que dans un tiers des cas d’arrêt cardiaque en Belgique », explique le Dr. Ivan Blankoff, cardiologue au CHU de Charleroi et président de la BeHRA. Pour sauver davantage de vies, il faut dès lors améliorer la rapidité et l’efficacité de la réaction des personnes présentes lors de cas d’arrêt cardiaque.

« Il faut savoir que chaque minute qui passe, le taux de survie diminue de 10% », souligne le Dr Blankoff. Afin d’y remédier, des sessions d’initiation aux gestes qui sauvent sont organisées depuis deux ans dans les écoles secondaires francophones. Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles devrait d’ailleurs augmenter, ce mercredi, le budget alloué à ces cours de réanimation. « Passer de 10% actuels à 20% de taux de survie permettrait de sauver quelque 1.000 vies supplémentaires chaque année en Belgique », avance le BeHRA.

Si l’arrêt cardiaque est l’arythmie la plus grave, la fribrillation auriculaire est, elle, le trouble cardiaque le plus fréquent en Belgique. Cette maladie touche aujourd’hui 3% de la population occidentale de plus de 20 ans et 10% à partir de 75 ans. « Une récente étude belge montre qu’un screening systématique des patients âgés de plus de 65 ans, par exemple lors de la visite chez le généraliste, permet de détecter plus de 2% de cas de fibrillation auriculaire inconnus. Cela représente près de 40.000 concitoyens aujourd’hui », rapporte le Dr. Ivan Blankoff, qualifiant de véritable « tsunami » la prévalence de cette affection.

« A la suite du vieillissement de la population, les projections laissent penser que ce chiffre grimpera jusqu’à près de 53.000 d’ici à 2050 », ajoute-t-il. En une décennie de campagnes de sensibilisation, la Semaine du rythme cardiaque a initié près de 12.000 citoyens à la réanimation. A l’occasion de la 10e édition de l’événement, des contrôles du rythme cardiaque, des initiations à la réanimation et des sessions de cardio-training pour renforcer son coeur, seront proposées gratuitement un peu partout en Belgique.


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