jeudi , 20 juin 2019
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Libération de deux Canadiennes enlevées au Ghana il y a une semaine


Les autorités ghanéennes ont annoncé ce mercredi matin la libération des deux jeunes Canadiennes enlevées il y a une semaine à Kumasi, deuxième ville du pays.

« Les services de sécurité ont mené une opération à l’aube mercredi et ont sauvé avec succès les deux Canadiennes enlevées dans la région Ashanti », a fait savoir dans un communiqué le ministre ghanéen de l’Information, Kojo Oppong Nkrumah, assurant aux « citoyens ghanéens et aux touristes » qu’ils étaient toujours « en sécurité ». 

Plusieurs enlèvement recensés ces derniers mois

Les deux étudiantes, âgées de 19 et 20 ans, ont été kidnappées, vraisemblablement contre rançon, le 4 juin au soir en sortant d’un taxi devant le Royal Golf Club de Kumasi, à environ 250 kilomètres au nord de la capitale, Accra.

La police n’a pas donné leurs noms, mais a précisé qu’elles étaient des volontaires travaillant pour Youth Challenge International, une ONG d’entraide canadienne.

Plusieurs enlèvements crapuleux ont eu lieu ces derniers mois dans le pays, « un phénomène qui touche nos frères nigérians, mais que nous ne connaissions pas avant », avait regretté fin avril le président, Nana Akufo-Addo.

Mercredi, sur Twitter, la police a d’ailleurs conseillé d' »avoir conscience de son environnement à chaque instant, et de prendre des mesures pour garantir sa propre sécurité ».         

Un pays considéré jusqu’alors comme sûr

Bien que situé au coeur d’une région tourmentée par les guerres civiles, la criminalité rampante et les groupes jihadistes, le Ghana faisait jusqu’alors office de pays sûr puisqu’il était épargné par les violences qui agitent ses voisins.

De ce fait, le pays « a longtemps eu une réputation enviable de pays le plus sûr d’Afrique de l’Ouest, loin des violences qui ont entaché la plupart de ses voisins », explique à l’AFP Nnamdi Obasi, analyste à l’International Crisis Group. 

Mais « la montée des enlèvements crapuleux pourrait entacher cette réputation durement gagnée, méritée. Et pourrait aussi faire du mal au tourisme, un secteur important » de ce pays de 30 millions d’habitants.




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