mercredi , 24 avril 2019
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L’importance de dormir pour réduire la douleur


De nouvelles recherches menées par des scientifiques américains prouvent à quel point le manque de sommeil augmente la sensibilité à la douleur en diminuant la réponse analgésique du cerveau. Ces résultats montrent que même des changements subtils ont des conséquences sur la santé.


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Les effets (néfastes) du manque de sommeil sur le cerveau sont nombreux. Diminution des réflexes, état semblable à celui d’une déficience cognitive, baisse de notre capacité à apprendre et à former de nouveaux souvenirs, etc. Mais de nouvelles recherches menées par des chercheurs de l’université de Californie, aux Etats-Unis, mettent en évidence un autre effet neurologique : une sensibilité accrue à la douleur.

Dans la revue Journal of Neuroscience, les scientifiques ont provoqué de une sensation de douleur chez 24 jeunes volontaires en bonne santé en appliquant de la chaleur sur leurs jambes. Le premier test, qui a servi à évaluer et enregistrer le seuil de douleur de chaque participant, a été effectué après une bonne nuit de sommeil. Mais lors du deuxième test, les patchs chauffants ont été appliqués après une nuit blanche. Résultat : tous les volontaires ont ressenti de la douleur à des températures plus basses qu’au cours du test précédent. Leur sensibilité à la douleur a donc augmenté après une nuit de sommeil insuffisant.

Plus d’analgésique naturel

La blessure est la même, indiquent les chercheurs, mais la différence réside dans la façon dont le cerveau évalue la douleur en cas de manque de sommeil. Plusieurs circuits neurologiques entrent en cause : sans repos, la zone du cerveau associée à la douleur devient hyperactive, l’activité dans le noyau du cerveau diminue et libère moins de dopamine (hormone du plaisir qui soulage la douleur), et la partie du cerveau qui évalue les signaux de douleur et prépare la réaction du corps à la douleur, est également moins active.

« Les résultats montrent clairement que même des changements très subtils dans le sommeil, des réductions que beaucoup d’entre nous pensent sans conséquences, ont un impact clair sur la charge de douleur du lendemain », concluent-ils, cités par Medical News Today. Ils ajoutent que, paradoxalement, les salles d’hôpitaux sont beaucoup trop bruyantes pour permettre aux patients de bien dormir. Or, les soins seraient plus efficaces si le sommeil pouvait ne pas être interrompu.

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