dimanche , 25 août 2019
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Macron promet d’envoyer un nouveau chêne à Trump, mais fait part de son « doute américain »


Emmanuel Macron a répondu aux questions de la télévision suisse ce mardi alors qu’il se trouvait à Genève. Une bonne partie de sa conversation avec le journaliste de la RTS a roulé sur un sujet ô combien épineux: les relations du président de la République avec son homologue américain.

Ces derniers jours, la presse a bruissé d’une nouvelle en soi dérisoire mais à la charge symbolique évidente. Le chêne français, que Donald Trump et Emmanuel Macron, accompagnés de leurs épouses, avaient planté ensemble dans les jardins de la Maison Blanche en avril 2018 à grand renfort de mise en scène et de diffusion sur les réseaux sociaux, est mort.

« On va lui en envoyer un autre. Vous savez, ce n’est pas un drame. Il ne faut pas voir des symboles là où il n’y en a pas. Le symbole, c’était de le planter ensemble », a balayé Emmanuel Macron. 

« Le pauvre n’a pas survécu » 

Il a poursuivi: « Il se trouve que ce chêne pour des raisons sanitaires américaines a subi la quarantaine et le pauvre n’a pas survécu, parce qu’il a dû être soumis à un régime un peu dur. » Il a alors détaillé l’origine de ce cadeau:

« Donc, un autre chêne du bois Belleau sera envoyé car ce qu’il y a derrière ce chêne, c’est le souvenir des Marines américains et le bois Belleau. C’est beaucoup plus important que nous. Le coup de pelle qu’on a mis avec Donald Trump est un moment symbolique, c’est fort mais je tiens à ce chêne, parce que ce chêne c’est, venu d’une région qui est la mienne, une bataille qui a été très dure et ce sont les troupes américaines qui sont venues se battre. »

Volonté de puissance et « multilatéralisme bousculé » 

Mais en-dehors de cet arbre mort, Donald Trump et Emmanuel Macron connaissent des dissensions dans différentes branches, comme la diplomatie, la lutte contre le dérèglement climatique, l’économie. Il a abordé ce problème: « Le multilatéralisme est aujourd’hui bousculé. Pourquoi ? Parce qu’il y a un doute américain, pour rester pudique, et si on est moins pudique, on dit qu’il y a une remise en cause, on l’a vu, quand on parle de commerce ou de climat. »

« Il y a de la part de certaines puissances la volonté d’aller au bout de cette puissance », a-t-il encore diagnostiqué. 




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