lundi , 27 mai 2019
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Maladies chroniques : l'exercice physique comme premier médicament


Dans de nombreuses pathologies chroniques le repos a longtemps été la règle. Mais de plus en plus d’études scientifiques montrent que non seulement l’activité physique n’aggrave pas les symptômes de la maladie, mais qu’à l’inverse, elle a des effets bénéfiques. Et que ces effets bénéfiques sont d’autant plus importants que le sport est introduit tôt après le diagnostic. Un groupe d’experts de l’Inserm vient à son tour souligner l’importance de l’activité physique dans le traitement des maladies chroniques, insistant pour que la prescription soit faite systématiquement.

Un minimum de 3 séances par semaine

Dans son expertise, l’Inserm élabore des recommandations spécifiques par pathologie. Les exercices diffèrent mais la fréquence est la même pour tous : un minimum de 3 séances pâr semaine pour réduire le risque de ré-hospitalisation. Ses recommandations :

  • Obésité : mettre l’accent sur la diminution du tour de taille plutôt que sur la perte de poids et proposer des programmes d’activité d’endurance.
  • Diabète de type 2 : privilégier l’association du renforcement musculaire et des activités d’endurance dans des intensités modérées à fortes.
  • Insuffisance cardiaque : idéalement, 30 minutes d’activité modérée 5 fois par semaine dans la dernière phase du programme, qui doit être poursuivi tout au long de la vie.
  • Accident vasculaire cérébral (AVC) : réduire l’impact des séquelles neuromusculaires sur la qualité de vie du patient et prévenir les récidives en améliorant les capacités cardiorespiratoires et la force musculaire par une activité physique régulière intégrant la pratique des gestes journaliers.
  • Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) : améliorer la qualité de vie et réduire les limitations fonctionnelles liées aux complications grâce à de l’endurance, du renforcement musculaire, de la natation, du tai chi…)
  • Asthme : réduire l’importance et la fréquence des crises par des activités d’endurance
  • Cancers : réduire les effets secondaires liés au cancer et aux traitements (déconditionnement musculaire, fatigue, intolérance au traitement…) ainsi que les récidives en proposant des programmes combinant endurance et renforcement musculaire
  • Dépression : prévenir les récidives et améliorer les symptômes dépressifs par des programmes combinant endurance et renforcement musculaire.

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