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Manuel Valls a défilé aux côtés de la droite et de l’extrême droite contre le Premier ministre espagnol



Aux cris de « Sanchez démission », la droite et l’extrême droite ont mobilisé dimanche à Madrid plusieurs dizaines de milliers de personnes dans une démonstration de force contre le chef du gouvernement socialiste espagnol, accusé d’avoir « trahi » l’Espagne en dialoguant avec les indépendantistes catalans. Selon la police, environ 45.000 personnes ont participé à ce rassemblement. Le Parti Populaire (PP, droite) a évoqué le chiffre de « plus de 200.000 ».

Parmi les personnalités présentes à ce rassemblement, se trouvait Manuel Valls, candidat à la mairie de Barcelone. L’ancien Premier ministre avait annoncé vendredi qu’il participerait à cette manifestation sur son compte Twitter, pour « défendre la Constitution et l’unité de l’Espagne ».

« Il ne faut pas laisser l’avenir du pays dans les mains des séparatistes, des nationalistes et des populistes », a-t-il déclaré dimanche en marge du rassemblement.

« Pedro Sanchez se trompe »

Interrogé sur la présence de l’extrême droite, Manuel Valls a assuré que ce n’est « pas elle qui a le monopole du patriotisme et de l’amour de la Constitution ». « Je n’étais pas à côté de l’extrême droite. Ici, ce sont les Espagnols qui ont envie de défendre la Constitution », a-t-il ajouté.

Le Parti populaire (PP, droite), les libéraux de Ciudadanos, qui soutiennent Manuel Valls à Barcelone, et l’extrême droite de Vox ont participé à cette manifestation contre Pedro Sanchez dans le centre de Madrid. Ils reprochent au chef du gouvernement socialiste d’avoir cédé à un « chantage » des séparatistes catalans en acceptant la présence d’un « rapporteur » indépendant pour faciliter un futur dialogue entre les partis politiques catalans. Le patron du PP, Pablo Casado, a traité Pedro Sanchez de « félon » en l’accusant de « haute trahison ».

« Je pense que Pedro Sanchez se trompe en plaçant le destin du pays et les budgets de l’État entre les mains des séparatistes et des populistes. Nous devons revenir à la centralité et au bon sens », a aussi affirmé l’ancien maire d’Evry sur la chaîne espagnole Sexta.

« Image de marque »

Manuel Valls a par ailleurs refusé de poser sur la « photo de famille » du rassemblement avec les leaders de Vox, le parti d’extrême droite. Il est donc descendu de la scène au moment de la photo.

« Il y a des gens aux côtés desquels je ne dois pas être présent », a-t-ijustifié dans l’émission spéciale sur l’événement de la Sexta.

Notre éditorialiste, Christophe Barbier, explique ce lundi sur BFMTV que la question indépendantiste a fait « voler en éclat » les divergences entre partis, et ce, le temps de cette manifestation. « Ce n’est plus un problème droite-gauche, c’est un problème de principes », explique Christophe Barbier. Selon lui, en participant dimanche à cette marche, Manuel Valls se classe parmi les plus « durs ». « C’est son image de marque, c’est son apport personnel à cette campagne », analyse ce dernier.




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