mardi , 23 juillet 2019
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Mieux comprendre les symptômes de l’épilepsie

L’épilepsie est souvent associée à des préjugés et des stéréotypes de peur et d’incompréhension. Les patients se sentent isolés et rejetés à cause de ce manque d’information. Découvrez le fonctionnement de cette maladie, et les bons gestes à adopter si vous assistez à une crise.


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« L’ignorance de ce qu’est l’épilepsie est la première cause de souffrance pour les patients. » C’est le docteur Chassoux, neurologue et responsable de l’unité d’épileptologie clinique chirurgicale au GHU Paris/Sainte-Anne, qui dresse ce constat. Malgré le fait qu’il s’agisse d’une affection fréquente, des zones d’ombre restent à éclaircir. Et à cause de cette méconnaissance, les patients stigmatisés et victimes de préjugés, sont souvent amenés à cacher leur maladie.

A l’occasion de la journée internationale de l’épilepsie, voici quelques informations pour mieux comprendre l’épilepsie, et ses symptômes si impressionnants dans l’imaginaire collectif.

La fréquence

L’épilepsie est la troisième maladie neurologique la plus fréquente chez les adultes, après la migraine et la démence. Il s’agit de la deuxième maladie neurologique la plus fréquente chez les jeunes, car elle s’installe dans 75% des cas avant l’âge de 18 ans, et dans 70% des cas, avant les 10 ans de l’enfant. Au total, sur environ 750 000 personnes touchées en France, la moitié sont des enfants.

Les symptômes

L’épilepsie fait peur car les crises peuvent survenir à tout moment, de façon très brusque. Les manifestations sont imprévisibles, étranges, parfois dangereuses, laissant les patients désorientés et leur entourage démuni. Mais cette maladie peut se présenter par de multiples symptômes qui dépendent de la zone cérébrale touchée par les crises. Il existe plus de 50 syndromes épileptiques recensés à ce jour, qui vont des fourmillements d’une partie d’un membre, aux hallucinations et aux absences, en passant par les convulsions. D’ailleurs, il n’y a pas une épilepsie, mais des épilepsies, rappelle le GHU Paris/Sainte-Anne.

Les traitements

L’épilepsie se soigne. Les traitements médicamenteux sont efficaces dans 80% des cas pour les crises généralisées, et dans 50 à 70% des cas pour les crises partielles, plus « légères ». Dans 30% des cas, les patients ne répondent pas aux traitements disponibles. Dans certains cas, une chirurgie est envisageable.

Quoi faire

Si vous assistez à une crise d’épilepsie, essayez de rester calme. Protégez la personne en éloignant les objets dangereux, desserrez ses vêtements, enlevez-lui ses lunettes et placez un objet mou sous sa tête. Surveillez la personne tout au long de la crise, et notez la durée. D’habitude, elles ne durent pas plus que quelques minutes. Dès que possible, placez la personne en position latérale de sécurité afin de garder les voies respiratoires libres, sans l’immobiliser.

Quoi éviter

Ne donnez aucun médicament, ni rien à boire, à la personne en train de faire une crise. Ne mettez rien dans sa bouche, et surtout pas vos doigts. Ne transportez pas la personne pendant la crise, sauf si elle se trouve en danger immédiat, et n’entravez pas ses mouvements. Si la personne épileptique est suivie, il n’est pas nécessaire d’appeler les secours, mais si la crise dure plus de cinq minutes, si la personne est blessée ou mal en point, et s’il s’agit de sa première crise, appelez immédiatement le 15.

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