dimanche , 19 mai 2019
Accueil » Santé et Remise en forme » Oublier demanderait plus d’effort cérébral que de se souvenir

Oublier demanderait plus d’effort cérébral que de se souvenir

S’efforcer d’oublier quelque chose pourrait demander plus d’effort mental que d’essayer de s’en souvenir. C’est ce qu’ont découvert des chercheurs américains grâce à la neuroimagerie.


© istock

S’il est parfois difficile d’essayer de se rappeler de quelque chose, il pourrait être encore plus difficile de s’efforcer à oublier cette même chose, du moins en termes d’effort cérébral à fournir.

C’est ce que suggèrent des chercheurs de l’Université du Texas, à Austin (États-Unis), dont l’étude de neuroimagerie est parue dans le Journal of Neuroscience.

Nous aimerions parfois oublier les souvenirs qui déclenchent des réactions inadaptées, tels que les souvenirs traumatiques, afin de pouvoir répondre à de nouvelles expériences de manière plus adaptative”, a expliqué Jarrod Lewis-Peacock, co-auteur de l’étude et professeur de psychologie à l’Université du Texas. “Des décennies de recherche ont montré que nous sommes capables d’oublier volontairement quelque chose, mais la façon dont notre cerveau agit ainsi est toujours remise en question. Une fois que nous aurons compris comment les souvenirs sont rendus plus faibles et trouvé des moyens de contrôler cela, nous pourrons concevoir un traitement pour aider les personnes se débarrasser des souvenirs indésirables”, a ajouté le scientifique.

En utilisant la neuroimagerie pour observer les schémas d’activité cérébrale, les chercheurs ont montré à des adultes volontaire des images de scènes et de visages, en leur demandant soit d’essayer de s’en souvenir, soit d’essayer de les “rayer” de leur mémoire.

Les résultats ont montré que non seulement l’Homme est capable de contrôler ce qu’il oublie, mais que, pour y arriver, il doit mobiliser plus d’activité cérébrale que lorsqu’il souhaite se rappeler de quelque chose. En résumé, l’oubli intentionnel demande davantage d’effort cérébral que la mémorisation intentionnelle.

Une activité cérébrale modérée est essentielle à ce mécanisme d’oubli. Trop forte, elle renforcera la mémoire; trop faible, vous ne la modifierez pas”, a déclaré Tracy Wang, auteure principale de l’étude. “Il est important de noter que l’intention d’oublier augmente l’activation de la mémoire, et lorsque cette activation atteint le seuil de » niveau modéré « , c’est à ce moment-là que cela conduit à l’oubli ultérieur de cette expérience”, a-t-elle ajouté.

Les scientifiques comptent poursuivre leurs investigations dans l’espoir de trouver des moyens d’aider le cerveau à se débarrasser des souvenirs émotionnels qui nuisent au bien-être des individus.

Source : Science Daily

À lire aussi


Première apparition

A lire aussi: