mardi , 22 octobre 2019
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Avortement : « En France, les disparités territoriales sont flagrantes »

Bordeaux, Lille, Marseille, Nantes, Toulouse et Tours… Un peu partout en France, ont lieu ce samedi des mobilisations pour revendiquer le droit à l’avortement. À Paris, une petite centaine de manifestants, surtout des femmes, se sont réunis ce samedi devant l’hôpital Tenon, dans le XXe arrondissement. C’est ici qu’est abrité un centre IVG (interruption volontaire de grossesse, NDLR). L’objet du rassemblement ? «La création d’un poste de médecin praticien hospitalier dédié», pour mettre fin au «turn-over des médecins vacataires qui nuit au bon fonctionnement du centre et remet en cause le droit des femmes à avorter».

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La gynécologue Danièle Gaudry, une des organisatrices de la manifestation parisienne et militante du Planning familial, a aussi tenu à rappeler la fermeture de 60 centres pratiquant des IVG depuis 2012. «Nous demandons que l’IVG soit considérée comme un acte médical fait obligatoirement, et non laissé au choix de l’hôpital», a-t-elle expliqué à l’AFP. Puis de souligner : «Les hôpitaux publics sont censés tous pratiquer les IVG selon la loi, mais certains préfèrent pratiquer une science plus noble ou qui rapporte plus, d’autres estiment qu’un établissement qui pratique l’IVG pour une région donnée, cela suffit … tout cela au détriment des femmes.»

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Danièle Gaudry poursuit son plaidoyer. «Il y a des disparités territoriales flagrantes, et à Paris, qui réalise un quart des IVG en France, les centres sont débordés», témoigne-t-elle. Selon une enquête des agences régionales de santé (ARS), le délai moyen en France entre la demande de la femme et l’IVG est de 7,4 jours au niveau national, variant de 3 à 11 jours selon les régions.


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