mardi , 11 août 2020
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Breonna Taylor, l’autre visage des violences policières aux États-Unis

Aux États-Unis, son nom est déjà sur toutes les lèvres lors des manifestations contre les violences policières et il ne risque pas d’être oublié de sitôt. Ce nom, c’est celui de Breonna Taylor. Âgée de 26 ans, cette ambulancière a été tuée dans son appartement de Louisville, dans le Kentucky, la nuit du 13 mars, par des policiers qui s’étaient trompés de cible. Ce jour-là, vers 1 heure du matin, trois policiers en civil – dotés d’un mandat – perquisitionnent à l’adresse de la Breonna Taylor.

Lorsque les policiers entrent dans l’appartement après avoir défoncé la porte d’entrée, son fiancé Kenneth Walker, qui croit à un cambriolage, s’empare de son arme et tire un coup de feu, blessant un agent à la cuisse. L’un de ses collègues réplique et tire en direction du couple. Breonna Taylor reçoit au moins huit balles, selon l’avocat de la famille. Son compagnon, quant à lui, s’en sort in extremis. Arrêté et accusé de tentative de meurtre sur le policier blessé à la cuisse, il a finalement été relâché à la levée des poursuites le mois suivant.

Une affaire passée (presque) inaperçue

Breonna Taylor manifestations

Le visage de Breonna Taylor, victime de bavure policière, affichée sur les pancartes des manifestants. (Hollywood, le 7 juin 2020.)

Agustin Paullier / AFP

Pendant plusieurs semaines, le sort de Breonna Taylor est passé hors du radar des médias. À l’époque, toute l’attention se focalise en effet sur l’épidémie de Covid-19, sans compter que la mort de la jeune femme n’a pas été filmée, contrairement à celle de George Floyd, observe France 24. Mais l’affaire réapparaît subitement courant mai avec l’intervention de Ben Crump, un avocat connu pour défendre des victimes noires de bavures policières, et l’écho du mouvement «Black Lives Matter». Désormais, le visage de cette jeune Afro-Américaine qui rêvait de devenir infirmière s’affiche sur les pancartes des manifestants.




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