jeudi , 24 septembre 2020
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Elisabeth Moreno : Le jour où la ministre a mis le feu au berceau de sa soeur


Nommée en juillet 2020 ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, Elisabeth Moreno reste une figure encore discrète du gouvernement. Cette femme de 50 ans, franco-cap-verdienne, se livre dans Paris Match. L’occasion de découvrir qu’avant d’avoir de hautes responsabilités, elle a vécu dans la misère et connu bien des drames.

Née à Tarrafal, au Cap-Vert, en 1970, Elisabeth Moreno a connu une enfance compliquée. Son père Julio avait rejoint le Portugal pour tenter d’offrir une meilleure vie à son clan et elle était ainsi élevée par sa mère Teresa, qui se débrouillait pour faire bouillir la marmite. Une enfance partagée avec sa soeur cadette Marie-Odette ; un autre enfant étant mort quelques années avant, victime d’une « variante de l’appendicite« . En 1976, c’est le drame. Sa mère est appelée par une voisine, car leur chèvre s’est fait la belle et se régale des légumes d’à côté. La mère se lève, allume une bougie – la maisonnée n’étant alors pas équipée en électricité – et sort. Sa soeur, bébé, se met à pleurer et la jeune Elisabeth décide d’aller la réconforter en prenant avec elle la bougie… « Et quand je me penche au-dessus de Marie, le chandelier m’échappe des mains. Son berceau prend feu. (…) J’essaie de l’attraper, je n’y arrive pas. Je me brûle et je ne sais pas quoi faire. Mon insouciance s’est arrêtée ce jour-là« , raconte-t-elle.

Par la suite, la famille se déplace aussi au Portugal pour soigner Marie, puis en France, où l’enfant sera prise en charge pendant deux ans à l’hôpital Delafontaine, en Seine-Saint-Denis. Devenue d’un coup une adulte, elle sacrifie son adolescence, s’occupe des papiers et, désormais, de ses autres frères et soeurs. Mais ce drame construira, en partie, la femme qu’elle est aujourd’hui. « C’est grâce à l’accident de Marie – ou à cause de lui – que je suis là où je suis« , jure-t-elle, après avoir tout de même suivi une psychanalyse et avoir été rongée par la culpabilité d’avoir imposé à ses parents « une telle vie » faite de « misère sociale« . Elle-même réussira pourtant à prendre l’ascenseur social. Elle a ainsi eu une entreprise de BTP avec son ex-mari et père de sa première fille, puis elle a travaillé à de hauts postes chez France Télécom, Dell ou Lenovo. Remariée, elle est aujourd’hui maman d’une deuxième fille.

Les confidences d’Elisabeth Moreno sont à lire dans Paris Match, dans les kiosques le 24 septembre.


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