mardi , 21 janvier 2020
Accueil » People & Stars » « Je pense pouvoir être impartiale » : Gigi Hadid préselectionnée parmi les jurés dans le procès Weinstein

« Je pense pouvoir être impartiale » : Gigi Hadid préselectionnée parmi les jurés dans le procès Weinstein

C’est la surprise de ce début de semaine, après l’approbation de la reine quant au «Megxit». Alors que le procès Weinstein entre dans sa deuxième semaine, 120 jurés potentiels ont été convoqués au tribunal de Manhattan dans le cadre de l’affaire. Un panel de douze jurés et six suppléants, new-yorkais et idéalement impartiaux, doivent être sélectionnés d’ici la semaine prochaine pour le procès qui s’annonce emblématique de la révolution Me Too.

Parmi les présélectionnés, le mannequin Gigi Hadid, qui a rencontré ce lundi le juge James Burke, qui présidait à l’audience. «Les juges ont fait envoyer 2.000 questionnaires à des New-yorkais au hasard, avant de convoquer 500 personnes au tribunal après une première pré-sélection», décrypte la politologue Nicole Bacharan, spécialiste des États-Unis. «On peut déjà se demander comment Gigi Hadid a pu passer cette sélection, dans le sens où on imagine que la juge principale veut essayer d’éviter tout cirque médiatique autour du procès.»

Sur place, le top de 24 ans a affirmé qu’elle avait déjà rencontré Harvey Weinstein par le passé, et qu’elle connaissait Salma Hayek, l’une des accusatrices de l’ancien producteur. Elle a néanmoins poursuivi en assurant qu’elle pensait pouvoir être impartiale. «Je suis capable de garder l’esprit ouvert sur les faits», a-t-elle indiqué selon Reuters.

En vidéo, Gigi Hadid à la sortie du tribunal

Si la plupart des personnages convoquées se sont auto-récusées une fois au tribunal, ne souhaitant pas donner suite, Gigi Hadid semble déterminée à appuyer son propre dossier, au risque d’altérer sa réputation. «Tout cela doit beaucoup l’intéresser, vivre ce procès s’annonce effectivement passionnant», avance Nicole Bacharan, par ailleurs auteure du Monde selon Trump (éd. Tallandier).

Seuls 35 des 120 personnes convoquées seront reçues de nouveau jeudi au tribunal, pour la deuxième phase de sélection. Phase au cours de laquelle elles seront interrogées plus en détails sur leur parcours et leurs antécédents. Dans un entretien exclusif accordé en décembre à Madame Figaro, Donna Rotunno, l’avocate d’Harvey Weinstein défendait que «les faits et les preuves étaient favorables à la défense», soulignant qu’il restait seulement à «réunir un jury juste, et à le convaincre de voir les choses telles qu’elles sont vraiment». Ainsi, l’avocate de l’ancien producteur pourrait-elle décemment accepter un mannequin mondialement connu parmi les 12 qui décideront du sort de son client ? «Tout ceci est basé sur des calculs et des algorythmes extrêmement savants, répond Nicole Bacharan, qui imagine que «Donna Rotunno pourrait y voir un gros risque ou un pari stratégique.» La politilogue conlut néanmoins : «Je serais assez étonnée qu’elle soit retenue lors de cette étape de la sélection ; mais après tout, tout s’annonce inhabituel dans le déroulement de ce procès».

La rédaction vous conseille :


Retrouvez cet article sur : Madame Figaro