samedi , 12 décembre 2020
Accueil » People & Stars » Jessica Préalpato : « Un Paris-Brest à la pistache n’est plus un Paris-Brest »

Jessica Préalpato : « Un Paris-Brest à la pistache n’est plus un Paris-Brest »

La pâtissière publie Le Grand Livre de la naturalité (1), aux côtés des chefs Alain Ducasse et Romain Meder.

Madame Figaro. – Votre définition de la «desseralité» ?
Jessica Préalpato. –
C’est le résumé de la pâtisserie que je fais, basée sur les produits français de saison pour une approche brute des desserts et des fruits.

Votre dessert préféré quand vous étiez petite enfant ?
La sainte-cécile, un gâteau que faisait mon père, quand il était boulanger-pâtissier, avec un fond de pâte feuilletée, une marmelade de fruits rouges, hyperacide, surmontée d’un gros dôme de crème chibouste brûlée. Un mélange que j’aime toujours autant.

Le principal trait de votre caractère ?
Très tenace et persévérante jusqu’à ce que je trouve la solution.

Celui dont vous êtes le moins fière ?
Je suis parfois trop négative. Ou trop sensible.

Celui que vous détestez chez les autres ?
La prétention.

Votre truc antistress ?
Tous les genres de genres de musiques, du rap au classique, des exercices respiratoires parfois. Et voir ma fille d’un an – j’oublie tous mes soucis illico.

Votre geste écolo ?
Respecter la saisonnalité des produits, récupérer les aliments et trier.

Votre devise ?
Ne pas rester sur des acquis. Sinon, on n’avance pas.

Un adjectif qui vous convient ?
Solaire, peut-être ? J’ai besoin de rires autour de moi, de travailler dans une bonne ambiance.

Sur une île déserte, qu’emporteriez-vous ?
Ma famille.

Le casting d’un dîner idéal chez vous ?
Ma meilleure amie, le chef adjoint Emmanuel Pilon, Alain Ducasse pour lui préparer des trucs bizarres, Edgar Morin et Virginie Efira.

Le cadeau que vous offrez souvent ?
Des vêtements ou des fleurs, toujours sélectionnés.

Une musique dans votre vie ?
Yann Tiersen. Comptine d’un autre été, que j’écoute tout le temps…

Le livre qui vous accompagne ?
Un goût de cannelle et d’espoir, de Sarah McCoy, que j’ai lu six ou sept fois et donné souvent. Il y a des passages qui me rappellent mon enfance.

Une rencontre qui vous a marquée ?
L’astronaute Thomas Pesquet, avec qui je parraine le pavillon France de l’Exposition universelle de Dubaï.

Une héroïne d’enfance ?
Xena, la guerrière : justicière, brune, magnifique et rebelle, héroïne d’une série que je regardais tout le temps.

Votre luxe, c’est quoi ?
Être accompagnée des gens que j’aime, autour d’une table.

Une mode qui vous agace ?
Les plats «revisités». Un Paris-Brest à la pistache n’est plus un Paris-Brest…

Une ville qui vous ressemble ?
Bayonne, ma ville. Qui peut être à la fois très animée et très calme, un peu comme moi.

Votre madeleine de Proust ?
La fleur d’oranger. J’en mets toujours dans les crêpes que je fais chez moi.

Votre série télé préférée ?
Engrenages, Le Bureau des légendes. Des histoires à travers des métiers qui me fascinent.

Un dessert qui vous ressemble ?
Entre cœur tendre et carapace : un mi-cuit pas trop sucré.

Le Grand Livre de la naturalité, de Jessica Prealpato, Alain Ducasse, Romain Meder et Nicolas Chatenier. Photographie Philippe Vaurès-Santamaria, Ducasse Éditions, 479 p., 49 €.

La rédaction vous conseille


Retrouvez cet article sur : Madame Figaro